C'est une annonce qui suscite colère et inquiétude dans la communauté éducative normande. A la rentrée scolaire 2026, 303 postes d'enseignants seront supprimés en Normandie, dont 150 dans les collèges et lycées et 153 dans les écoles, selon les documents transmis par le ministère de l'Education nationale aux syndicats, et des informations communiquées par le SNES-FSU. Une décision qui s'inscrit dans un plan national de réduction des effectifs, mais dont l'ampleur régionale alarme fortement les organisations syndicales.
Plus de 4 000 suppressions de poste au niveau national
Au niveau national, le ministère prévoit plus de 4 000 suppressions de postes dans l'enseignement public, 2 229 dans le premier degré et 1 803 dans le second degré, des chiffres supérieurs à ceux initialement annoncés dans le projet de loi de finances. Officiellement, ces coupes sont justifiées par une "chute démographique vertigineuse", selon les mots du ministre de l'Education, Edouard Geffray.
Une hémorragie continue en Normandie
Pour la Normandie, ces nouvelles suppressions s'ajoutent à une série déjà longue. En quatre rentrées successives, 2023, 2024, 2025 et 2026, l'académie aura perdu près de 500 postes dans le second degré. "C'est l'équivalent d'une douzaine de collèges ou de six lycées qui auraient purement et simplement fermé leurs portes alors que les baisses démographiques annoncées ne sont pas du tout de cette hauteur", dénoncent les représentants du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire.
Dans le premier degré, 153 suppressions de postes ont été annoncées, avec des conséquences redoutées sur les conditions d'enseignement, pour les élèves comme pour les professeurs.
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