A l'issue de débats sur la fin de vie chaotiques et confus, les sénateurs se sont opposés mercredi 21 janvier à la création de toute forme d'aide à mourir. L'hémicycle, dominé par la droite, a enterré cette réforme sociétale majeure, fixée comme priorité par Emmanuel Macron dans ses vœux et qui devrait bientôt revenir à l'Assemblée nationale.
"Je n'en veux pas pour notre pays"
L'évêque de Laval, Mgr Matthieu Dupont, s'oppose à cette réforme d'aide à mourir. "Lorsqu'on introduit cette possibilité, on a le risque de ne plus jouer la solidarité nationale que les soins palliatifs sont majoritairement", souligne l'évêque. Il appelle de ses vœux à une plus grande solidarité et à "investir réellement et d'avoir un véritable plan pour les soins palliatifs". Selon lui, cette réforme, si elle aboutit, risque de "fragiliser surtout les plus fragiles". "Je pense à nos personnes très âgées qui vont se dire : 'Je ne sers plus à rien, pourquoi ne pas me donner la mort.' Et ça, je n'en veux pas pour notre pays", conclut-il.
Ecoutez ici Mgr Matthieu Dupont, évêque de Laval :
En 2025, Emmanuel Macron avait indiqué qu'il serait prêt à recourir au référendum, si le texte sur la fin de vie faisait face à un enlisement au Parlement.
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