En ce moment : SO AM I - AVA MAX Ecouter la radio

Le-Havre. Imbroglio autour de sanctions infligées à la directrice d'une école du Havre

La directrice d'une école du Havre (Seine-Maritime) a reçu un blâme vendredi 26 avril 2019 pour avoir envoyé un mail critiquant la loi Blanquer avec sa boîte professionnelle. Il lui a également été demandé de quitter son poste. Était-ce une proposition ou une obligation ? Syndicats et rectorats s'opposent sur la question.

Le-Havre. Imbroglio autour de sanctions infligées à la directrice d'une école du Havre
La directrice d'école a reçu un blâme - William Desrues

C'est parole contre parole : d'un côté, les syndicats CGT Educ'action et SNUipp et, de l'autre, le rectorat. Le cœur du problème concerne les sanctions infligées vendredi 26 avril 2019 à une directrice d'école du Havre (Seine-Maritime).

Tout commence début mars lorsque cette directrice envoie un mail aux représentants des parents d'élève dans lequel elle critique la loi Blanquer. Parmi les destinataires du mail, il y a un membre du personnel de la mairie du Havre qui fait remonter l'information jusqu'à l'inspection académique. Ce qui pose problème est que ce courrier a été envoyé avec une boîte mail professionnelle de l'école. Le rectorat reproche donc à la directrice d'avoir agi avec sa casquette de directrice ce qui n'est pas autorisé.

Proposition ou obligation ?

Vendredi dernier, elle était convoquée par l'inspection académique à Rouen. Elle a reconnu avoir fait une erreur, "elle était en tord, il n'y a pas de discussion là-dessus", confirme Thomas Audigier, enseignant au Havre et représentant du personnel pour le SNUipp. Elle a alors "reçu un blâme et une obligation de quitter son poste à l'école Lamartine pour aller dans une autre école au Havre".

Le syndicat dénonce des "sanctions totalement disproportionnées". "Ce qu'elle a fait n'a mis en danger aucun élève, n'a pas impacté les conditions de travail ou d'apprentissage, donc il n'y avait pas de raison de la sanctionner aussi sévèrement. De plus, elle est dans une situation personnelle extrêmement compliquée, avec une séparation suite à des violences conjugales. L'inspection académique avait connaissance de ces problèmes et malgré cela a décidé de lui appliquer cette sanction", déplore le représentant du personnel.

Mais ce n'est pas le même son de cloche du côté du rectorat. Ce dernier explique que le changement d'école n'était pas une sanction mais une simple proposition. Proposition qui a été acceptée par la directrice, toujours d'après le rectorat. "Elle a été reçue en entretien par le DASEN [directeur académique des services de l'Éducation nationale NDLR] qui lui a proposé de changer d'établissement, car ce n'est pas forcément évident de rester dans l'école après un blâme et elle a accepté. Elle aurait pu ne pas le faire", précise-t-on du côté de la communication.

Mais, d'après Thomas Audigier du SNUIpp, il s'agissait bien d'une sanction puisque si elle refusait la proposition, elle était d'office mutée ailleurs. "Mais nous attendons des précisions de l'inspection académique. Si elle peut garder son poste, elle le gardera."

Recevez l'essentiel de l'actualité chaque jour par email
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créer un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Présidentielle et législatives : le direct
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Le-Havre. Imbroglio autour de sanctions infligées à la directrice d'une école du Havre