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Rouen. Numerus clausus en médecine : "une régulation quantitative qui ne fonctionne pas"

Le gouvernement présente mardi 18 septembre 2018 son plan hôpital. Le numerus clausus en fin de première année de médecine pourrait être remis en cause. Patrick Daimé, président du conseil départemental de l'ordre des médecins en Seine-Maritime, plaide pour un système plus proche des réalités du territoire.

Rouen. Numerus clausus en médecine : "une régulation quantitative qui ne fonctionne pas"
Patrick Daimé, président du conseil départemental de l'ordre des médecins de Seine-Maritime, plaide pour des formations adaptées aux besoins locaux. - Eric Guerrier

Le numerus clausus pourrait bien être remis en cause dans le plan hôpital que présente, mardi 18 septembre 2018 l'ordre des médecins. Des propositions que suivra de près Patrick Daimé.

Tendance Ouest : Quel regard portez-vous sur le numerus clausus ?

Patrick Daimé : "Quand il a été mis en place en 1972, on formait environ 8000 médecins avant qu'il y ait une réduction drastique. Il a été réajusté dernièrement pour revenir au niveau initial avec plus de 8000 médecins formés chaque année. Il faut 10 ans pour former un médecin donc on n'en voit pas les effets immédiats sur la démographie. Voilà pour l'aspect historique.

Ce qu'il faut dire, c'est que le numerus clausus n'est qu'une régulation quantitative du nombre de médecins qui ne fonctionne pas. Pourquoi ? Parce qu'on a aujourd'hui des médecins qui se forment à l'étranger en Europe et qui viennent s'installer en France grâce aux équivalences de diplôme. Avoir un numerus clausus seulement en France n'a donc pas de sens.

En terme qualitatif, il pose aussi question. Sur quoi porte le concours, sur quelles matières ? Il faut s'interroger sur le contenu et les critères de sélection de l'entrée dans les études de médecine."

TO : Quelle modification apporteriez-vous ?

PD : "On a entendu plusieurs propositions. Elles méritent une réflexion en profondeur, collégiale, qui ferait participer l'ensemble des parties prenantes.

Ce qu'on pourrait retenir, c'est que la formation des médecins doit correspondre à la fois aux besoins des territoires et aux capacités de formation des facultés. Il faut donner aux universités les moyens de former correctement les médecins dont on a besoin.

Il y a des inégalités territoriales en termes de densité médicale et en termes de besoin. Il faut des réponses adaptées aux besoins de ces territoires et aux capacités de formation. On pourrait donc déjà évoquer, non plus un numerus clausus national, mais plutôt une formation régionale de médecins qui correspond à ces besoins et au renouvellement naturel de la population médicale qui vieillit."

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