Le Havre : un accord trouvé à l'hôpital Janet !

Le mercredi 11 juillet 2018, les grévistes de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet du Havre (Seine-Maritime) ont signé un protocole de sortie de crise avec leur direction, moyennant la création de 34,3 postes équivalents temps plein. Les sept grévistes "perchés" sur le toit sont donc redescendus.

Le Havre : un accord trouvé à l'hôpital Janet !

Après 16 jours passés sur le toit de l'hôpital, les sept "perchés" de Pierre-Janet ont retrouvé leurs proches. © Gilles Anthoine

Par Aurélien Delavaud

26 jours de mobilisation, dont 16 passés sur le toit de l'hôpital, pour obtenir 34 nouveaux postes. Forcément, il y avait un sentiment de victoire et de soulagement le mercredi 11 juillet 2018, à l'annonce de l'accord entre les représentants du personnel en grève de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet du Havre (Seine-Maritime) et la direction de l'établissement. "Il y avait une émotion très importante et palpable chez les proches qui nous attendaient en bas et chez nos collègues qui étaient très inquiets", confiait Frédéric Le Touze, l'un des grévistes "perchés" sur le toit, peu après en être descendu.

Une solution temporaire

Précisément, ce sont 34,3 nouveaux équivalents temps plein qui devraient renforcer les équipes afin d'améliorer les conditions d'accueil et de soin des patients. Deux de ces postes concernent les urgences psychiatriques, 12,8 autres vont former une équipe de remplacement de nuit et les 19,5 restants vont être alloués temporairement à une unité de tension de 22 lits jusqu'à la fin novembre, avant d'être répartis ensuite dans les unités du pôle de psychiatrie.

Une proposition qui ne satisfait pas les grévistes sur le long terme, "car c'est une solution que pour quatre mois, précise Frédéric Le Touze. Cette unité sera placée à l'hôpital Monod, donc les patients seront isolés de leur environnement habituel et ils seront dans un service prévu pour les patients alités alors qu'ils circulent, qu'ils sont debout."

Une solution temporaire qui permet seulement, selon les syndicats, de repousser le problème à plus tard. Entre-temps, tous sont heureux de cette première victoire. Et ce ne sont pas les sept grévistes "perchés" sur le toit de l'établissement depuis 16 jours et de retour sur le plancher des vaches qui diront le contraire.

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