À Rouen, Eugénie Paris fait de sa foi son métier

À 25 ans, l'engagement d'Eugénie Paris au sein du diocèse de Rouen (Seine-Maritime) l'a menée jusqu'à rencontrer le Pape François à Rome.

À Rouen, Eugénie Paris fait de sa foi son métier

Eugénie Paris a confié au Pape François une prière sur le père Jacques Hamel. "Je pris pour qu'il devienne saint", lui a-t-il répondu. © Eugénie Paris

Par Pierre Durand-Gratian

Dynamique, engagée, habitée par la foi... Eugénie Paris ne compte plus ses heures passées au sein du diocèse de Rouen (Seine-Maritime) comme responsable des aumôneries étudiantes. C'est elle qui coordonne l'action des cinq aumôneries sur les cinq campus rouennais et organise les temps forts de la vie de cette communauté de quelque 300 étudiants. "Nous serons d'ailleurs candidat à Rouen pour accueillir l'Ecclesia campus en 2020", dit-elle enjouée, un rassemblement national d'étudiants chrétiens.

"J'ai vu la joie et j'ai fait l'expérience de l'Église universelle"

Pourtant, ce n'est pas toujours la foi qui a guidé la vie de la jeune Dieppoise, installée à Rouen depuis 2010 pour ses études. "J'ai suivi un parcours traditionnel d'une famille catholique mais non pratiquante". Baptisée enfant, Eugénie fait ensuite ses années de catéchisme sans grande conviction jusqu'à son pèlerinage à Taizé, une communauté œcuménique de Bourgogne, lorsqu'elle était en première. "Je crois que j'y allais d'abord pour manquer les cours et puis j'ai eu un déclic. J'ai vu la joie et j'ai fait l'expérience de l'Église universelle."

Un engagement qui ne la quittera plus jusqu'à ce qu'elle s'engage dans un volontariat de deux ans au sein du diocèse de Rouen. Un volontariat qui est devenu un CDD de trois ans qu'elle a renouvelé pour trois ans de plus en septembre 2017. "Cela marche parce que je suis jeune pour m'adresser aux jeunes. La relation est plus facile, sans rapport d'autorité."

De Rouen à Rome

Pour cette expérience au sein du diocèse de Rouen, Eugénie a été choisie avec deux autres Français pour représenter la conférence des évêques de France lors du pré-synode à Rome au mois de mars sur le thème de la jeunesse. "Ce pré-synode est une première, cela montre une certaine ouverture de l'Église vers quelque chose de moins institutionnel", explique la jeune femme. À cette occasion, elle a pu rencontrer le Pape François. "C'était un moment intense que je garde dans mon cœur et ma mémoire. Un grand moment de joie", a-t-elle expliqué.

Pendant quatre jours, des jeunes du monde entier ont travaillé à la rédaction d'un texte pour préparer le synode des évêques prévu à l'automne. "Si je devais retenir deux recommandations, ce seraient celles de donner des responsabilités à des jeunes, et de travailler à la place des femmes dans l'Église et à la question de leur vocation".

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