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Dieppe. Explosion dans une usine de Dieppe : après la peur, la tristesse

La peur laisse peu à peu place à la tristesse et aux questionnements à Dieppe (Seine-Maritime) lundi 19 février 2018. Samedi 17 février 2018, une explosion dans l'usine d'huile Saipol de la ville a fait deux morts. Sur place, beaucoup d'émotions pour les riverains et pour les salariés de l'usine.

Dieppe. Explosion dans une usine de Dieppe : après la peur, la tristesse
Deux corps ont été retrouvés dans le bâtiment où a eu lieu l'explosion samedi 17 février 2018. - Noémie Lair

Deux jours après l'explosion qui a fait deux morts dans l'usine d'huile Saipol de Dieppe (Seine-Maritime), le drame est dans tous les esprits. Les nuits ont été difficiles pour certains riverains, craignant un nouvel incident : "On avait peur que ça recommence", témoigne Sylvie Folliot. "La première nuit j'ai dormi tout habillée parce que je me suis que s'il fallait repartir, il fallait être prête", ajoute Florence Grenard, qui habite au pied de l'usine.

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Les habitants ont encore en tête l'énorme bruit entendu le samedi précédent et la peur qui a suivi : "J'étais en train d'étendre mon linge, j'ai entendu un grand 'boum', la terre a tremblé, j'ai lâché mon linge et mon cœur a battu à cent à l'heure", raconte Sylvie Folliot.

"J'ai trouvé essentiellement des gens en état de choc" - Philippe Beauseigneur, directeur de l'usine Saipol de Dieppe

Mais après la peur, c'est la peine qui s'installe en pensant aux deux salariés de l'usine tués dans l'explosion. "Je suis triste pour les deux personnes qui sont parties et pour celles qui travaillent à l'usine pour qui ça va être difficile", s'émeut Florence Grenard.

Les salariés de l'entreprise étaient justement réunis ce lundi 19 février, notamment pour observer une minute de silence. Ils ont également pu discuter avec le directeur, Philippe Beauseigneur. "J'ai trouvé essentiellement des gens en état de choc, des gens qui avaient envie de partager leur souffrance, des gens ouverts, il y a eu beaucoup de dialogue", résume le directeur, très touché par les événements.

Une cellule psychologique pour les salariés

"La priorité absolue aujourd'hui, c'est le personnel, ajoute Philippe Beauseigneur. Nous avons donc annoncé des mesures pour les accompagner dans cette épreuve difficile." Une cellule psychologique, un numéro vert et un accompagnement avec une personne spécialisée directement dans l'entreprise vont être mis en place.

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Pour ce qui est de l'avenir de l'entreprise, une réunion était organisée la veille, dimanche 18 février 2018, à la sous-préfecture. "La Direccte [N.D.L.R. : Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi] a annoncé la possibilité d'une mise en activité partielle de l'entreprise, explique le directeur. C'est une procédure que nous allons engager dans les jours qui viennent."

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