Alyson Deprez : sage-femme et chercheuse, de Rouen à Montréal

Alyson Deprez : sage-femme et chercheuse, de Rouen à Montréal

Issue d'un milieu modeste, Alyson Deprez a gravi tous les échelons vers le métier de sage-femme et la recherche en maïeutique. © Alyson Deprez

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Par : Pierre Durand-Gratian

À seulement 26 ans, la Normande Alyson Deprez se démène au quotidien pour vivre sa double vocation. Être sage-femme et faire de la recherche.

Alyson Deprez, 26 ans, est une battante. Tant sur le plan du travail que des convictions. Et peu importent les embûches. Au lycée, orientée malgré elle en ES, elle va contre l'avis de ses professeurs intégrer la Fac de médecine de Rouen. Et malgré les allers-retours quotidiens depuis le Havre, faute de moyens pour se payer un appartement, la jeune femme passe le difficile concours de la première année, en 2 ans. "C'était une année difficile et épuisante. Je prenais le train à 5h30 tous les matins", se souvient-elle. Elle intègre l'école de sage-femme, sa vocation depuis toujours, et obtient son diplôme en 2015. L'histoire aurait pu s'arrêter là si la jeune femme n'avait pas attrapé le virus de la recherche. Là encore il a fallu se battre pour convaincre l'université, trop peu habituée à ce genre de demande de la part d'une sage-femme, de l'accepter en Master recherche en sciences biomédicales. Nouveau diplôme qu'elle obtient, tout en effectuant des gardes à la clinique Sainte-Mathilde pour payer les factures, et rembourser son prêt de l'État.

Vers le doctorat

Alyson entend poursuivre la recherche, être pionnière dans ce domaine en tant que sage-femme, et pourquoi pas même servir d'inspiration pour d'autres. Aujourd'hui, elle a changé de continent, aussi un peu pour son grand-père. "C'est lui qui m'a toujours poussée vers mes rêves. Aujourd'hui il n'est plus, mais je sais qu'il rêvait d'aller au Canada". C'est ce qu'elle a fait pour débuter un doctorat au CHU Sainte-Justine de Montréal, pour étudier les conséquences à longs termes de la prématurité sur les maladies cardiovasculaires. Là encore, il a fallu trouver des financements. Des bourses canadiennes, mais aussi françaises. L'histoire d'Alyson a convaincu la Fondation pour la vocation dont elle a été lauréate en 2017. 8000 euros pour financer son projet. "Quand je l'ai appris, c'était une sensation au-delà de la joie, c'était incroyable, explique-t-elle, enthousiaste. Elle débute désormais ses cours, ses recherches et tente en même temps de faire valider son diplôme de sage-femme au Québec. Pour continuer à exercer ses deux passions de front.


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