Le Havre : le ton se durcit entre les territoriaux et la ville [photos]

Le Havre : le ton se durcit entre les territoriaux et la ville [photos]

Des feux de pneus ont été allumés par les manifestants aux abords de l'hôtel de ville du Havre (Seine-Maritime), le 13 juin 2017

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Par : Pierre Durand-Gratian

Un groupe de travail s'est tenu mardi 13 juin 2017 en mairie du Havre (Seine-Maritime) pour tenter de trouver une issue au conflit qui oppose la ville et l'intersyndicale. Force ouvrière (FO) et la CGT réclament une revalorisation d'une prime mensuelle pour les fonctionnaires de catégorie C. Les discussions ont tourné court et les grévistes ont enflammé des pneus en attendant de nouvelles actions.

Ils étaient un peu plus de 200 grévistes à se rassembler devant l'hôtel de ville du Havre (Seine-Maritime), mardi 13 juin 2017. Les militants et sympathisants de FO et de la CGT territoriaux ont vu leurs rangs grossis par des supporters des unions locales de leur syndicat. L'objectif était de faire pression sur un groupe de travail entre la direction des services de la ville et les syndicats.

Pour l'égalité entre les catégories de fonctionnaire

Les revendications des syndicats portent sur le calcul du RIFSEEP, un nouvel outil indemnitaire de référence qui remplace la plupart des primes et indemnités existantes dans la fonction publique. Selon les grévistes, cette prime atteint 30% de son plafond maximum pour les fonctionnaires de catégorie A au Havre contre seulement 10% environ du plafond pour les fonctionnaires de catégorie C. Ils demandent à être logés à la même enseigne, ce qui représenterait 270 euros mensuels pour ces agents, contre un peu plus d'une centaine actuellement.

Les discussions rompues au bout d'une heure

Après une heure de pourparlers, les représentants syndicaux ont quitté l'hôtel de ville, visiblement en colère. "Il se foutent de notre gu****", lance Anthime Bernard, le porte-parole de la CGT territoriaux. Hors de question pour la ville de renégocier le RIFSEEP. Elle accuse les syndicats d'avancer des chiffres erronés et propose une revalorisation des primes au mérite. "On le refuse en bloc parce que cela appelle à l'individualisme, et aujourd'hui la solidarité est plus importante", explique Anthime Bernard.

Les militants en colère ont allumé des feux de pneus juste devant l'entrée arrière de l'hôtel de ville, entraînant un important nuage de fumée. 300 personnes ont dû être évacuées de l'hôtel de ville par les pompiers pendant une heure, le temps d'aérer les lieux. Il s'agissait d'éviter tout risque d'intoxication au monoxyde de carbone, selon le service départemental d'incendie et de secours de Seine-Maritime.

L'intersyndicale prévoit de durcir la mobilisation. Une assemblée générale doit permettre de décider des prochaines actions.

    • Bonus audio : le reportage de Tendance ouest

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