À Rouen, ils lancent une campagne de crowdfunding pour ouvrir un musée

À Rouen, ils lancent une campagne de crowdfunding pour ouvrir un musée

Joël Delaunay pose dans le couloir de ce qui pourrait être le futur musée d'art singulier.

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Par : Marie-Charlotte Nouvellon

Organisateurs du festival Art et déchirure depuis trente ans, José Sagit et Joël Delaunay lancent une campagne de financement participatif pour ouvrir un musée au centre hospitalier du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime).

C'est un peu l'aboutissement d'une belle aventure. Depuis près de 30 ans, José Sagit et Joël Delaunay organisent le festival Art et déchirure. Aujourd'hui, ils lancent une campagne de financement participatif pour restaurer un bâtiment désaffecté de l'hôpital du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) et y poser leurs bagages de façon définitive.

Un art qui touche à l'humain

"À l'époque, nous avions eu l'idée de monter les oeuvres issues de la psychiatrie en dehors de l'hôpital, se souvient Joël. Nous voulions rompre avec les pratiques d'alors." Ensemble, ils invitent des artistes de toute la France, et même parfois de l'étranger, à se produire et sont "étonnés du nombre de propositions reçues".

Au début organisée sur trois jours, la manifestation prend de l'ampleur et compte désormais plus de 10 000 visiteurs sur une dizaine de jours. Entre théâtre, danse et arts plastiques, chaque prestation "touche à l'humain du public", explique l'organisateur.

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Objectif 15 000 €

Un beau succès pour Art et déchirure qui aspire à faire découvrir "un art singulier, souvent moins académique, qui exprime une vraie urgence personnelle, un tourment intérieur." Mais depuis une dizaine d'années, "nous étions un peu frustrés de limiter le festival à 12 jours, c'était trop court."

Depuis, les organisateurs cherchent un lieu où s'installer à l'année. C'est finalement à l'hôpital du Rouvray, où ils travaillent tous deux comme infirmiers, qu'ils trouvent une épaule bienveillante. "Il y avait ce pavillon désaffecté, et lorsque j'en ai parlé au directeur, Jean-Yves Autret, il a tout de suite été enthousiasmé", raconte Joël.

Trois grandes salles d'exposition s'offriraient aux artistes, et un grand jardin pourrait également accueillir des oeuvres d'extérieur. Les deux amis touchent donc leur rêve du bout des doigts. Il leur manque seulement l'argent nécessaire aux travaux: une enveloppe de 15 000 €. Si la campagne de financement participatif fonctionne, la prochaine édition du festival, prévue fin 2017, pourrait y avoir lieu.


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