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Recel d'oeuvres de Picasso: deux ans de prison avec sursis requis contre un couple de retraités

Recel d'oeuvres de Picasso: deux ans de prison avec sursis requis contre un couple de retraités
Danièle et Pierre Le Guennec à l'ouverture de leur procès le 31 octobre 2016 à Aix-en-Provence - BORIS HORVAT [AFP]

Deux ans de prison avec sursis ont été requis lundi devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence contre un couple de retraités poursuivis pour le recel de 271 oeuvres de Picasso, conservées une quarantaine d'années dans leur garage.

Ces réquisitions correspondent aux condamnations de l'ex-électricien Pierre Le Guennec et de son épouse Danielle en première instance par le tribunal correctionnel de Grasse en mars 2015.

"Je ne crois pas à la version du don", soutenue par les prévenus, a affirmé lundi l'avocat général Christophe Raffin confirmant "largement" le jugement de 2015. "Je pense que c'est une soustraction à un Pablo Picasso vieillissant et à Jacqueline, plus que jamais focalisée sur son mari". "On peut se demander si ce qu'on nous a présenté comme vérité aujourd'hui n'est pas encore un mensonge", a-t-il poursuivi. "M et Mme Le Guennec, sur plusieurs points vous avez menti", a-t-il lancé.

Jusqu'à l'audience lundi, les époux Le Guennec avaient affirmé avoir obtenu le sac qui contenait un carton avec les oeuvres des mains des époux Picasso en 1971 ou 1972, avant la mort du peintre en 1973.

Le couple a présenté une nouvelle version des faits lundi, à l'ouverture de leur procès en appel. "Madame Picasso Jacqueline avait des problèmes avec (le fils du peintre) Claude Picasso," a déclaré, la voix tremblante et l'expression maladroite en début d'audience M. Le Guennec, que la cour a présenté comme "l'homme à tout faire" de Pablo et Jacqueline Picasso.

Quelques mois après le décès de Picasso, "elle m'a demandé de bien vouloir mettre chez moi en réserve des sacs poubelle", entre 15 et 17, dit-il. Plus tard, elle lui aurait demandé de les lui rendre, et l'aurait invité à conserver le dernier en disant "gardez-le, c'est pour vous".

Éric Dupont-Moretti, avocat des prévenus, a affirmé avoir obtenu cette version de son client il y a seulement quelques jours, "difficilement". Il a demandé un complément d'information pour "vérifier si d'autres oeuvres (avaient) pu être mises de côté par Jacqueline Picasso, pas forcément à des fins marchandes".

Cette demande d'information a été rejetée par la Cour.

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