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Poitiers (AFP). Procès Xynthia: l'ancien maire de La Faute-sur-Mer exprime sa compassion pour les victimes

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Poitiers (AFP). Procès Xynthia: l'ancien maire de La Faute-sur-Mer exprime sa compassion pour les victimes
L'ancien maire de La Faute-sur-Mer, René Marratier, le 18 novembre 2015 à Poitiers - AFP
L'ancien maire de La Faute-sur-Mer (Vendée), René Marratier, condamné en première instance à quatre ans de prison ferme pour la mort de 29 personnes en février 2010 lors de la tempête Xynthia, a exprimé mercredi devant la cour d'appel de Poitiers sa "compassion pour les victimes". A la reprise de son procès en appel, suspendu lundi en raison du deuil national de trois jours après les attentats de vendredi soir, M. Marratier, 63 ans, toujours conseiller municipal de la station balnéaire, a affiché "(ses) pensées, (ses) peines, (sa) compassion pour les victimes, les familles de victimes, et les sinistrés de la tempête Xynthia". Il est rejugé au côté de son ancienne adjointe à l'urbanisme, Françoise Babin, et du fils de cette dernière, Philippe Babin, pour n'avoir pas informé les habitants de la commune des risques d'inondation dont il avait parfaite connaissance suite à de nombreux rappels de la préfecture, et pour avoir délivré des permis de construire qui violaient les règles de sécurité. En première instance, le 12 décembre 2014, le tribunal correctionnel des Sables d'Olonne avait lourdement condamné les trois prévenus pour "homicides involontaires", après la mort de 29 personnes dans la nuit du 27 au 28 février 2010, décédées dans leurs maisons de plain-pied, qui auraient dû comporter un étage en raison du risque de submersion de la digue censée protéger leurs habitations. Mme Babin avait été condamnée à deux ans ferme et 75.000 euros d'amende et son fils, président de l'association gestionnaire de la digue submergée, à 18 mois de prison ferme. L'audience de mercredi a débuté par l'examen des incidents de procédure et des exceptions de nullité soulevées par les parties, les prévenus demandant notamment l'annulation pour "défaut d'impartialité" du jugement de première instance. Au terme de deux heures très techniques, la présidente de la cour d'appel, Michèle Martinez, a décidé que cette demande serait évoquée lors des plaidoiries des avocats de la défense à la fin des débats. Par ailleurs, elle a fait savoir qu'elle se prononcerait lors de la reprise de l'audience, jeudi à 10H00, sur sa compétence ou non à juger les intérêts civils. Après la relaxe sur le plan pénal en première instance d'Alain Jacobsoone, ancien directeur départemental adjoint des Territoires et de la Mer, le préfet avait demandé à ce qu'il soit jugé par le tribunal administratif sur le plan civil, et non pas par la cour d'appel. Les auditions de huit parties civiles doivent débuter jeudi après-midi et se poursuivront lundi. Viendront ensuite, lors de cette deuxième semaine, les auditions de deux témoins et les interrogatoires des prévenus. Le procès doit officiellement se terminer le vendredi 4 décembre, mais pourrait prendre fin la veille au soir.
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