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La légalisation de l'euthanasie rejetée par le Sénat

La commission des Affaires sociales du Sénat, examinant une proposition de loi sur l'euthanasie a adopté le mardi 25 janvier en matinée un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser cette pratique, a-t-on appris auprès de plusieurs de ses membres.

La légalisation de l'euthanasie rejetée par le Sénat

Deux amendements identiques, qui suppriment le premier article instaurant le principe de la légalisation de l'euthanasie, présentés par la sénatrice UMP de Paris Marie-Thérèse Hermange et par le sénateur RDSE (à majorité Radicaux de gauche) Gilbert Barbier ont d'abord été adoptés.

Ensuite six autres amendements de suppression des six autres articles de la proposition de loi, présentés par M. Barbier ont reçu un avis favorable de la commission. La présidente centriste de la commission, Muguette Dini, et le rapporteur du texte, Jean-Pierre Godefroy qui étaient contre ces amendements ont été mis en minorité.

Ces amendements dit "extérieurs" - c'est-à-dire présentés après l'adoption du texte en commission - doivent toutefois être représentés et revotés lors de l'examen du texte en séance publique dans la soirée. Mais ils seront assortis d'un avis favorable de la commission et d'un appui de la majorité de l'UMP ce qui leur donne une grande chance d'être adoptés.

"Le groupe UMP est très mobilisé pour l'adoption de ces amendements" a-t-on indiqué au groupe.

Cette même commission des Affaires sociales avait adopté le 18 janvier par 25 voix, 19 contre, et deux abstentions, une proposition de loi droite-gauche visant à légaliser l'euthanasie, suscitant un large débat dans la classe politique. Ce texte est le résultat de la fusion de trois textes allant dans le même sens, émanant l'un de Jean-Pierre Godefroy (PS), l'autre d'Alain Fouché (UMP) et le troisième des sénateurs CRC-SPG (communistes et Parti de Gauche) Guy Fischer et François Autain.

Lundi, François Fillon a clairement manifesté son opposition à l'euthanasie.

L'article premier de ce texte, considéré comme l'article-clé, indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

Marie-Thérèse Hermange estime que le 18 janvier la PPL avait été adoptée en commission "dans la précipitation". "Comment par exemple définit-on la souffrance, notamment psychique, pour le parent qui a un enfant autiste, schizophrène ou maniaco-dépressif", s'est-elle interrogée auprès de l'AFP.

 

AFP.

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