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Paris (AFP). CGT: Poussé à rendre son tablier, Lepaon doit dévoiler ses intentions

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Paris (AFP). CGT: Poussé à rendre son tablier, Lepaon doit dévoiler ses intentions
Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon à Bordeaux, le 9 octobre 2014 - AFP/Archives
Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon doit dévoiler ses intentions mardi devant la direction de la centrale alors que l'étau se resserre autour de lui, l'ex-numéro un Louis Viannet l'exhortant à jeter l'éponge pour sauver le syndicat d'une "crise sans précédent". La Commission exécutive (direction de 56 membres) est réunie mardi à huis clos pour des débats qui doivent durer deux jours, au siège de la CGT à Montreuil, près de Paris, avec au menu le sort du numéro un empêtré dans des affaires liées à ses dépenses. La réunion a débuté par un rapport de la Commission financière qui alourdit les charges contre M. Lepaon, selon la presse. Ainsi, son affirmation, en décembre, sur le montant de son salaire de 4.000 euros nets par mois n'était vraie que pour ce mois, puisque depuis son élection à la tête de la centrale en mars 2013 il percevait 5.000 euros (environ 6.500 bruts), avant d'abaisser sa rémunération en décembre, selon les Echos. Par ailleurs, contrairement à ce qu'il a dit, "ce n'est par la presse" que le secrétaire général a appris le coût des travaux réalisés dans son appartement de fonction (105.000 euros auxquels il faut ajouter 34.000 euros de mobilier), affirme le Parisien. Depuis les premières révélations fin octobre sur les rénovations onéreuses de son appartement de fonction et de son bureau, puis des indemnités de départ perçues de la CGT Basse-Normandie, M. Lepaon a tenté par tous les moyens de sauver son fauteuil, malgré les appels d'une large partie de la centrale à sa démission. Avant la trêve de Noël, il s'était donné un délai de réflexion et avait lancé une offensive médiatique, accusant des membres de la centrale de porter atteinte à son "honnêteté", une attaque qui semblait viser ses opposants, témoignant des rapports très tendus au sein de la direction. - retour de Thibault? - Au terme des deux jours de débats, la Commission exécutive devra s'accorder mercredi sur des propositions à soumettre le 13 janvier au Comité confédéral national (CCN), "parlement" de la centrale, qui a le pouvoir de révoquer le numéro un. Différents scénarios sont possibles: une démission du numéro un ou celle collective des dix membres du bureau confédéral (exécutif resserré), dont un a déjà été contraint au départ, l'administrateur-trésorier Eric Lafont. Quatre d'entre eux sont opposés au numéro un. S'il continue de s'accrocher à son fauteuil, M. Lepaon risque d'être mis en minorité au CCN et de subir l'humiliation d'une révocation, alors que de nombreuses fédérations, notamment les services publics (la 1ère), les métaux (3e), la fonction publique, ont déjà réclamé son départ et pour certaines celui de tout le bureau. Lundi, une autorité morale, l'ex-numéro un Louis Viannet, a appelé le secrétaire général à démissionner au plus vite: il "se grandirait en annonçant publiquement sa décision" de "remettre son mandat à la disposition du CCN", a affirmé au Monde M. Viannet pour qui le numéro un a perdu sa "crédibilité, à l?intérieur comme à l?extérieur" de la CGT. Alarmé par "la crise sans précédent qui secoue" le premier syndicat français", M. Viannet évoque en termes voilés les risques d'implosion de la centrale. "Un tel climat, une telle tension peuvent, à tout moment, donner lieu à des affrontements, à des déchirures, lourdes de conséquences pour la CGT", prévient-il. Il recommande aux cadres dirigeants de "tout faire pour garder une CGT unie et des rapports humains pacifiés". Accordant une large place aux déclarations de M. Viannet, l'Humanité rappelle les scénarios possibles, notamment celui de la mise en place d'une direction collégiale jusqu'au prochain congrès de 2016. Depuis le début de la crise à la CGT, le Parti communiste était resté sur la réserve refusant tout commentaire public, alors que les liens organiques entre le Parti et la CGT sont rompus depuis plus d'une décennie. Mais nombre de cégétistes, dont M. Lepaon, ont leur carte du PCF. Dans une interview au Figaro, Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, n'exclut pas, lui, un retour de Bernard Thibault pour dénouer la crise, car "la crédibilité" de Thierry Lepaon est "fortement entamée".
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