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Sur la rive gauche, des friches reconverties pour créer près de 1000 emplois

A cheval sur les communes de Sotteville, Amfreville, Oissel et Saint-Etienne-du-Rouvray existe aujourd'hui un espace de 800 hectares de friches industrielles à reconvertir le long de la Seine. Son nom : Seine Sud. La Métropole veut y attirer des entreprises et en faire dans les années à venir un poumon économique de la rive gauche. 40 ha vont être commercialisés à partir de fin 2016 pour un potentiel d'un millier d'emplois.

Sur la rive gauche, des friches reconverties pour créer près de 1000 emplois
Une partie du projet Seine Sud tel qu'envisagé.

Les 40 ha qui sont concernés par une commercialisation dès fin 2016 sont situés dans la partie sud de Seine Sud, à Oissel et à Saint-Etienne-du-Rouvray. Il s'agit des Zones d'Activités (ZA) du Halage à Saint-Etienne-du-Rouvray et de la Sablonnière à Oissel. Ces 40 ha constituent aujourd'hui un "désert industriel", selon les mots mêmes du maire de St-Etienne-du-Rouvray Hubert Wulfranc. Un élu qui évoque "un passé industriel qui s'est effacé" et qui pourrait bientôt renaître. En effet, sur ces terres étaient autrefois implantées Saint Gobain ou encore les Fonderies de Lorraine.

Commercialisation dès fin 2016

La première ZA à être concernée par les études, les travaux et la commercialisation est celle du Halage. La zone concernée représente 15 ha et devrait accueillir des PME et Petites et Moyennes Industries. La création de la Zone d'Aménagement Concertée sera validée en conseil communautaire le 15 décembre prochain. Les travaux d'aménagement commenceront eux en 2016 pour une commercialisation qui débuterait à la fin de cette même année. "Selon les premières estimations, 250 emplois pourraient y être créés", selon Bertrand Masson, chef des projets à la direction Grands Projets de la Métropole.

La seconde ZA de la Sablonnière représente elle 25 ha. Une trentaine de parcelles pourrait accueillir des activités dites de "mixte artisanal" (artisanat de PME et PMI). Les travaux et la commercialisation ne commenceront pour cette zone qu'en 2017.

17 millions d'investissement

La ZA du Halage nécessite 7 millions d'euros d'investissement. Les recettes liées aux cessions des terrains représentent 4,5 millions d'euros. Résultat : la Métropole s'acquitterait d'un investissement net de 2,5 millions d'euros. Si aucun coût n'est pour l'instant avancée, la ZA de la Sablonnière pourrait coûter à la Métropole un peu plus de 10 millions d'euros (sans la prise en compte de la cession de terrains).

En tout, le président de la Métropole Frédéric Sanchez avance un investissement net total "de 5 à 6 millions d'euros".

850 emplois potentiels

Si les entreprises répondent présentes, la Métropole espère attirer de nombreuses PME et PMI. La zone du Halage possède ainsi un potentiel de création de 250 emplois, celle de la Sablonnière 800 emplois. 

La prise en compte environnementale

Le projet prévoit la mise en place de corridors verts pour ne pas empiéter sur la faune et la flore locale. Sur la zone du Halage ont ainsi été repérées deux espèces protégées, un oiseau nicheur et un lézard. Sur celle de la Sablonnière, une espèce protégée a été découverte. Ces corridors devront ainsi préserver ces espèces. Plus généralement, pour Frédéric Sanchez, il s'agit de privilégier la reconversion des friches à "une extension urbaine et à une consommation de terres naturelles et agricoles".

 

 

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