Il est le terrain de chasse préféré des fans d'urbex (exploration urbaine), des graffeurs ou des âmes perdues sans logis. Le chai à vin, à l'abandon depuis les années 1980, se dévoile. La photographe parisienne Claire Adelfang lui consacre une exposition à l'air libre au Parc-Canal Camille Claudel, sur la rive gauche. L'événement est porté par les musées de la Métropole Rouen Normandie. Fascinée par ces lieux en friche issus du patrimoine industriel ou militaire, la photographe a passé plusieurs journées à mitrailler ce mastodonte de béton qui donne sur le bassin Saint-Gervais.
Le parcours de l'exposition est à découvrir sur l'esplanade faisant face au nouveau canal Camille Claudel sur les quais rive gauche, sur huit modules en bois. Tous les clichés ont été pris à l'été 2025 par Claire Adelfang.
Connue pour ses travaux sur le château de Versailles et l'Opéra de Paris, la photographe Claire Adelfang s'intéresse particulièrement aux lieux en friche issus du patrimoine industriel et militaire.
Un centre d'art contemporain pour 2030
"Ces lieux sont amenés à se transformer et ce qui m'intéresse, c'est justement d'être présente dans cet entre-deux", explique la photographe qui a dû "apprivoiser" le chai qui n'offre que peu de lumière et est parfois dangereux du fait de sa vétusté. Il est d'ailleurs formellement interdit d'y pénétrer. Le chai doit être, en effet, transformé en centre d'art contemporain à horizon 2030. En 2023, à l'occasion de sa candidature pour devenir capitale européenne de la culture, la Ville de Rouen évoquait déjà son souhait de transformer le lieu en musée. "C'est un lieu dont on écrit déjà le projet en lien avec des musées parisiens et dont les dimensions permettront d'accueillir des œuvres monumentales", lance Laurence Renou, vice-présidente de la Métropole en charge de la culture.
La Métropole et la Réunion des musées métropolitains travaillent depuis trois ans sur le projet. Le programme culturel est en cours de conception. Le lieu pourrait avoir comme vocation d'accueillir des œuvres monumentales.
Après la fermeture du chai il y a plus de 40 ans, le lieu a continué de vivre. Il est habité par les traces de nombreux graffeurs qui ont laissé leur signature et auxquels la photographe a voulu rendre hommage.
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