Qu'on se le dise, 2025 n'a pas été un très bon cru pour les salles obscures de l'Hexagone. Leur fréquentation accuse un net recul avec une baisse de 13,6% du nombre d'entrées l'an passé par rapport à 2024 selon les chiffres du Centre national du cinéma de l'image animée (CNC). Signe d'espoir pour 2026, la fin d'année a été pourvoyeuse d'importants succès en salle. "On surfe en ce moment sur les succès d'Avatar et de Zootopie 2", remarque Florian Minieri, nouveau directeur du Kinépolis à Rouen. On a surtout de grosses sorties qu'on attend au printemps." De Super Mario Galaxy à Cocorico 2 en passant par Le Marsupilami et même un nouvel Astérix (en animation) pour le mois de décembre, les gros rendez-vous ne vont pas manquer. "C'est vrai que cette année on a un cinéma français un peu plus porteur", se réjouit Florian Minieri.
En attendant Cannes
Du côté de l'Omnia, estampillé salle art et essai, la visibilité sur 2026 est plus restreinte. Si les grosses sociétés de distribution communiquent leur calendrier très en avance, c'est moins le cas pour les distributeurs du cinéma indépendant, ce qui n'empêche pas d'avoir un calendrier déjà bien fourni. Hors événements, "je suis généralement sur une programmation à six semaines", lance Jean-Marc Delacruz, le programmateur dont la principale boussole reste le festival de Cannes en mai. "C'est notre horloge biologique même s'il y a plein de films qui viennent se greffer tout au long de l'année", explique le professionnel qui se rend chaque année au festival pour faire sa sélection. Le programmateur a dans le viseur quelques films grand public, comme Marty Supreme ayant raflé neuf nominations aux Oscars et prévu pour le 18 février ou encore la prochaine grande fresque de Christopher Nolan, The Odyssey qui est prévu en juillet. "Ce sont aussi des films art et essai."
"On attend avec impatience le dernier Gus Van Sant, La Corde au Cou, on peut parler de Coutures avec Angelina Jolie, un film français assez incroyable, poursuit Jean-Marc Delacruz. On a aussi eu un gros coup de cœur pour I Swear, à la fois drôle et dramatique sur le syndrome de Gilles de La Tourette." Pour mars, le programmateur prévoit de mettre en avant La guerre des prix, film d'Anthony Dechaux tourné en partie près de Gournay-en-Bray. "Au-delà, c'est un peu loin pour moi parce qu'après il y a tous les films de Cannes qui déboulent !"
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