Intense. Voilà comment Johann Valognes, 38 ans, habitant de Thaon, résume son aventure de deux semaines au Rallye Dakar, en Arabie saoudite. Du 3 au 17 janvier, il a guidé dans le désert son équipage constitué de Jean-Baptiste Lecot, son meilleur ami et pilote, et Pierre-Yves James, mécanicien. Ils ont pris la route à bord d'un camion MAN de 400 chevaux de l'équipe Normandy Racing Solutions (NRS), basée à Torigni-sur-Vire, dans la Manche.
Le camion au dossard 915 conduit par l'équipage normand au Dakar 2026. - Johann Valognes
Navigateur dans le désert
C'est en août que son ami, Jean-Baptiste Lecot, lui propose d'être son "navigateur" au Dakar. Après mûre réflexion, il comptait renoncer, mais a finalement pris la décision d'y aller : "Une expérience folle, je ne regrette pas." Avant de partir pour l'Arabie saoudite fin décembre, l'équipage a dû boucler son budget en embarquant plusieurs sponsors avec eux dans cette aventure.
Durant ces deux semaines de rallye, son rôle de navigateur consistait à faire office de copilote : entre délais à respecter et routes à ne pas manquer, "c'était parfois compliqué de tout assimiler et de tout expliquer au pilote, car il fallait aller très vite", et cela dix heures par jour. Chaque soir, leur refuge résidait dans le bivouac, un énorme village ambulant qui bougeait tous les jours, où ils retrouvaient les mécaniciens de l'équipe NRS, "comme Yohann Leneveu et Maxime Lefranc".
Des souvenirs plein la tête à raconter
Des anecdotes, il en a des tonnes à raconter à toute sa famille. Le trentenaire veut dire à ses enfants combien cette aventure lui a apporté humainement : "On profite plus dans la galère. Quand notre courroie a lâché le vendredi, le deuxième équipage NRS n°911 s'est arrêté pour nous aider. On a passé une heure et demie en plein désert pour la réparer, tout ça pour qu'ils prennent une pénalité de temps. On était unis et contents de rallier l'arrivée ensemble." Entre les nuits fraîches dans le désert, la couleur du sable, ses larmes dans les bras de ses coéquipiers juste après avoir passé la ligne d'arrivée, cette aventure humaine, "impossible sans le soutien de NRS", l'a transporté.
Les retrouvailles déjà programmées
Comme pour l'aller, les équipages ne rentrent pas en même temps que leur matériel. Les camions ne reviendront pas en France "avant fin février", explique Johann Valognes. Mais quand ils seront là, tout le monde se réunira à l'atelier NRS de Torigni-sur-Vire pour clôturer cette édition 2026 : "Ça sera l'occasion de débriefer et de voir le camion une dernière fois." Lui qui ne veut pas parler de Dakar 2027 ressent pourtant un manque : "J'ai envie de savoir si les gars vont bien, comme pendant ces deux semaines de cohabitation."
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