Ils sont 555 626 écoliers, collégiens et lycéens à reprendre les cours en Normandie, lundi 1er septembre. "La chute démographique se poursuit dans les établissements du premier degré", constate la rectrice de l'Académie de Normandie, Valérie Cabuil. En cinq ans, le nombre d'écoliers est passé de 275 000 à moins de 255 000 dans les écoles publiques de la région. "Cela amène forcément à des fermetures de classes mais également à des ouvertures car les chiffres sont différents selon le territoire. Cette baisse d'effectifs commence doucement à toucher les collèges et c'est préoccupant", poursuit la rectrice.
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A quelques jours de la rentrée, Valérie Cabuil se veut toutefois rassurante. "Il y aura un professeur devant chaque classe du premier degré, affirme-t-elle. En cas d'arrêt maladie, il sera immédiatement remplacé."
Un plan égalité filles-garçons
En mathématiques, les jeunes filles affichent un écart défavorable de presque 10 points par rapport à leurs camarades masculins, en CM2. "Il faut faire un gros travail pour que l'orientation ne soit plus déterminée par les conditions sociales et le genre, affirme la rectrice avant d'annoncer la mise en place d'un plan égalité filles-garçons. Dès la rentrée, une charte de lutte contre les stéréotypes de genre sera affichée dans l'ensemble des salles des professeurs et des maîtres pour sensibiliser le personnel éducatif à ce sujet.
Grande nouveauté cette année, six classes expérimentales à horaires aménagés "Maths et Sciences", accueillant 50% de filles en 4e et 3e, vont ouvrir dans la région. "On a demandé aux collèges qui étaient intéressés s'ils voulaient s'engager là-dedans. Il y aura un quota de filles, c'est très important, mais également des enseignements supplémentaires en sciences de l'ordre d'une ou deux heures par semaine, détaille la rectrice. C'est aussi un partenariat avec l'enseignement supérieur et les entreprises pour que les élèves puissent travailler sur un projet bien précis et développer de nouvelles compétences", poursuit-elle.
Valérie Cabuil évoque les grandes lignes de la rentrée 2025
Des nouveaux programmes en primaire
Cette année, de nouveaux programmes vont être déployés dans les établissements du premier degré. "On va se saisir de cette occasion pour bien travailler sur ce qu'il se passe dans notre académie, assure la rectrice alors que les écoles primaires de la région affichent encore de mauvais résultats en français et en mathématiques. Une mauvaise maîtrise de la lecture en primaire amène forcément des problèmes au collège. On travaille beaucoup sur la lecture et la fluence, pour apprendre aux élèves à lire vite", explique Valérie Cabuil.
La rectrice souhaite également mettre en place un projet académique sur l'écriture. "On se rend compte, comme partout, que nos jeunes écrivent avec de plus en plus de difficultés", déplore-t-elle.
La pause numérique devient obligatoire
Ce n'était jusque-là qu'une expérimentation, c'est désormais obligatoire dans tous les collèges de la région. Afin de garantir le droit à la déconnexion des élèves et des enseignants, la pause numérique devra désormais être respectée. "Elle concerne tout d'abord les espaces numériques de travail, confie Valérie Cabuil. L'idée, c'est que l'élève ne reçoive pas, le soir, des devoirs à faire pour le lendemain. Il y a encore un peu de travail technique à faire mais cela va se mettre en place progressivement", explique-t-elle.
Une fois arrivés dans l'enceinte de leur établissement, les jeunes ne pourront désormais plus avoir accès à leur téléphone portable. "Les établissements sont en train de s'organiser et ceux qui sont prêts pourront commencer dès la rentrée. Il est très important d'avoir une réunion avec les parents pour leur expliquer comment cela va se passer. Certains peuvent avoir une petite appréhension sur ce qui sera fait du téléphone en question", détaille la rectrice avant d'ajouter que le dispositif avait permis "une grande amélioration du climat scolaire dans les établissements expérimentateurs".
La rectrice de l'Académie de Normandie assure également vouloir travailler sur la santé mentale des élèves en formant des "référents santé mentale" à l'intérieur des établissements scolaires.
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