En ce moment : Laisse aller ton corps - ZAOUI Ecouter la radio

[Vidéo + photos] Alençon. Le quartier de Perseigne tente de se remettre d'une nouvelle nuit d'émeute

Violence. Mardi 27 septembre, une trentaine d'individus ont affronté policiers et gendarmes, vingt-quatre véhicules ont été incendiés.

[Vidéo + photos] Alençon. Le quartier de Perseigne tente de se remettre d'une nouvelle nuit d'émeute
Vingt-quatre véhicules ont été incendiés, trois ont été retournés, un abribus a été détruit durant la nuit du mardi 27 au mercredi 28 septembre dans le quartier de Perseigne à Alençon.

Véhicules gyrophares allumés, il est 9 heures mercredi matin 28 septembre. Le quartier de Perseigne à Alençon émerge d'une nouvelle nuit de violences urbaines. Une de plus. Une énième.

Trois voitures ont été retournées.

Une matinée difficile

La rue Jean II est bouclée par des policiers casqués alors que des dépanneuses enlèvent les épaves calcinées de voitures qui ont été incendiées durant la nuit, qu'une armée d'agents municipaux s'affaire à nettoyer les rues, que des balayeuses effacent les traces de cendres, qu'une grue relève les containers poubelles qui ont servi de barricades. Des lycéens attendent leur bus qui ne viendra jamais : ce matin, les transports en commun ont été suspendus dans tout le quartier. De rares habitants errent l'air hagard. Malgré la répétitivité des faits, ils semblent ne pas comprendre que "ça s'est produit encore une fois". Selon un scénario bien rodé, il était 23 h 15 lorsqu'une trentaine d'individus ont incendié vingt-quatre véhicules. Vingt pompiers arrivent escortés par la police, les jeunes tirent des mortiers. Vingt policiers de l'Orne, neuf de la Sarthe, onze gendarmes d'Argentan, Domfront, Mortagne ont répliqué.

Les autorités locales 
réagissent

Comme à chaque fois, le maire Joaquim Puyeo s'est fendu d'un communiqué : "L'ensemble des élus et moi-même condamnons ces actes graves, il n'est pas acceptable qu'une minorité mette un quartier en feu", copie quasi-conforme du communiqué publié après la précédente émeute urbaine. Quelques minutes plus tard, le préfet de l'Orne, qui s'est rendu sur place durant la nuit, a également publié un communiqué. Pratiquement dans les mêmes termes, il "condamne avec la plus grande fermeté les violences urbaines survenues cette nuit dans le quartier de Perseigne, force est restée à la loi hier soir et restera toujours à la loi, une présence des forces de sécurité sera maintenue à un haut niveau dans les prochains jours" précise-t-il.

Ecoutez ici la réaction d'habitants du quartier

Les précédents incidents dans le quartier de Perseigne remontent à novembre 2021, dans des circonstances similaires, les CRS avaient passé quelques nuits dans le quartier pour le sécuriser et le lendemain, Marine le Pen était venue passer quelques minutes au commissariat.

Le camion d'un artisan a été la proie des flammes.

Dans tout le quartier, les mêmes images désolantes.

Durant cette année, la police a procédé à de nombreuses interpellations sur fond de trafic : début mars avec la découverte d'une épicerie de la drogue au lendemain de la visite dans le quartier du Premier ministre Jean Castex, mais aussi début juillet, ou encore plus récemment en septembre dans la tour Pascal.

Mercredi matin, l'heure est à l'enlèvement des épaves.

Galerie photos
Recevez l'essentiel de l'actualité chaque jour par email
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créer un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
[Vidéo + photos] Alençon. Le quartier de Perseigne tente de se remettre d'une nouvelle nuit d'émeute