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Qualifs Mondial-2022: "Finir le travail", dit Guy Stéphan (Bleus) à l'AFP

France-Monde. Il faut finir le travail" samedi contre le Kazakhstan pour se qualifier directement pour le Mondial-2022, lance à l'AFP Guy Stéphan, sélectionneur adjoint d'une équipe de France au "jeu attractif" et qui a su rebondir après l'échec de l'Euro grâce à un "débrief" réussi.

Qualifs Mondial-2022:
Guy Stephan, l'entraîneur-adjoint du sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps, lors du match contre l'Ukraine, le 4 septembre 2021 au Stade de France, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 au Qatar - FRANCK FIFE [AFP/Archives]

Q: La préparation de ce match décisif contre le Kazakhstan dure cinq jours, contrairement aux précédents stages où le temps était très réduit en raison de matches à rattraper. C'est un soulagement ?

R: "Pour avoir beaucoup plus d'éléments par rapport au choix de la fin de semaine, c'est évidemment mieux. C'est mieux aussi pour le Kazakhstan qui a le temps d'arriver, de se préparer. C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude, surtout ces derniers mois. Le plus important, c'est que les joueurs vont avoir le temps de récupérer par rapport à leur dernier match (en club)."

Q: En cas qualification samedi pour le Mondial-2022, la préparation sera extrêmement réduite d'ici au tournoi...

R: "(Il coupe). Oui, mais il y a un match samedi. Je me rappelle bien de 1993 (défaites contre Israël puis la Bulgarie au Parc des princes, synonymes de non-qualification pour le Mondial-94, NDLR), j'étais au match. C'était exactement dans le même stade, il fallait prendre un point sur les deux matches et l'équipe de France n'en a pas pris. Il ne faut pas minimiser ce match contre le Kazakhstan, la qualification n'est pas acquise. On a fait ce qu'il fallait dans les premiers matches, on n'a pas perdu. Il faut finir le travail, il n'est pas fini aujourd'hui."

Q: Après l'échec dès les huitièmes de finale à l'Euro cet été, y a-t-il eu une remise en question en profondeur pour ouvrir la voie au sacre en Ligue des nations en octobre ?

R: "Un débrief a été fait, mais ces choses-là restent entre nous. Maintenant, on est loin de tout ça. Il y a eu une autre compétition depuis et on l'a plutôt bien gérée. On a joué contre des équipes parmi les meilleures d'Europe, particulièrement motivées pour gagner la Ligue des nations et nous battre. Et on a réussi à surmonter cela. Ça amène du crédit au débrief qu'on a pu faire à la suite de l'Euro. C'est extrêmement difficile pour une équipe nationale de traverser les compétitions avec succès. Il y a eu l'Espagne en 2008, 2010 et 2012 qui était exceptionnelle. Sinon il faudrait remonter dans le temps avec le Brésil. Regardez l'Allemagne, championne du monde en 2014... et en 2018, ils ont explosé en étant éliminés dès le premier tour."

Q: Le titre en Ligue des nations a-t-il remis les pendules à l'heure ?

R: "Indiscutablement. Ça a amené une autre lecture sur l'équipe de France et son jeu, qui a été attractif. A l'Euro, in fine on est éliminés, mais on a fini premiers de notre poule devant l'Allemagne et le Portugal. Quelquefois, il y a une lecture de l'instant. Nous, on essaye de prendre un peu plus de recul."

Q: Récemment, le groupe a été oxygéné avec l'arrivée de nouveaux joueurs. En tant qu'adjoint, quel est votre rôle auprès d'eux ?

R: "Notre rôle, c'est surtout d'être très attentif, dans l'observation, aux joueurs qui peuvent d'après nous potentiellement avoir le niveau international. Ensuite, il y a une sélection qui s'opère et des joueurs comme Upamecano, Guendouzi, Koundé, Diaby, Tchouaméni, etc... qui amènent de la fraîcheur. Vous savez combien il y a de champions du monde dans la liste ? Sept sur vingt-trois, après le départ de Paul (Pogba, forfait), donc même pas la moitié. Il y a du changement en trois ans."

Q: Olivier Giroud, non convoqué dernièrement, dit que le retour de Karim Benzema a entraîné un "déséquilibre tactique" avant l'Euro. Partagez-vous ce constat ?

R: "La tactique, c'est la répartition des rôles sur le terrain. Là, il y a eu une autre répartition des rôles. Par ce changement de système, avec trois défenseurs centraux et des joueurs de couloir, l'idée était de mettre dans les meilleures conditions nos trois joueurs offensifs. Il se trouve que c'est plutôt une réussite puisque ça a bien fonctionné contre la Belgique puis l'Espagne (en Ligue des nations) (...) Et ça permet de gagner encore une compétition. A titre personnel, j'étais particulièrement content puisque c'était le quatrième titre que je gagnais avec l'équipe de France, à deux époques et avec deux sélectionneurs différents."

Q: Avant un cinquième au Mondial l'hiver prochain ?

R: "Je ne lis pas l'avenir (sourires)."

Propos recueillis par Antoine MAIGNAN et Jérémy TALBOT.

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