Porcelaine, argenterie, fauteuils de la Renaissance ou des années 70 mais aussi journaux d'antan. Tout existe au Parc des expositions de Rouen durant les Puces Rouennaises. Pour sa 44e édition, 200 brocanteurs et antiquaires, venus principalement de Normandie et des Hauts-de-France, ont déballé leurs pièces les plus insolites, du 15 au 18 janvier.
Cette pièce de 1730, en céramique, était placée dans les entrées des châteaux ou des demeures de prestige. Une statue identique, tout en blanc, est exposée dans une des salles à manger du Musée des Beaux-Arts à Rouen.
Des trésors
Philippe Lalane est un habitué des lieux. Il fréquente les Puces Rouennaises depuis plus de 25 ans en tant que professionnel. Il aime s'y rendre pour dénicher des objets surprenants et dont "la première lecture n'explique pas ce qu'ils sont ni leur utilité première, indique-t-il, ce qui nous permet d'en faire une nouvelle interprétation."
Dans les mains de Philippe Lalane, un objet réalisé par des marins. Son but était de persuader les naïfs de la terre ferme que des poissons extraordinaires existaient dans les mers du Sud. En réalité, il s'agit d'une petite raie sculptée.
Dans les allées, on découvre que les brocanteurs sont aussi des collectionneurs. Ils trouvent généralement leurs trésors chez leurs confrères, comme l'explique Etienne Maleville, brocanteur à Rouen : "J'ai acheté ce vase ici, aux Puces, auprès d'un autre exposant."
Ce vase, datant du XXe siècle, tire son inspiration des céramiques de Palissy avec les lézards qui grouillent dessus, mais il est traité de manière surréaliste. Un clin d'œil également à "La Naissance de Vénus" de Sandro Botticelli.
Un peu plus loin dans le salon, Fabien Siegfried présente ses trouvailles : "Là vous avez un braséro, qui date du XIXe siècle." Il attache beaucoup d'importance à ce qui sort de l'ordinaire. "J'aime cet objet car il est décalé par rapport aux arts décoratifs qu'on peut trouver en France, je n'en ai jamais vu nulle part", confie-t-il.
Au total, 70kg de bronze argenté. Un travail colonial espagnol du début du XIXe siècle, qui a nécessité des milliers d'heures de ciselure et a été utilisé dans le film "Les Trois Mousquetaires et Milady", de Martin Bourboulon, sorti en 2023.
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