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Cherbourg. Des étudiants victimes du GHB, la "drogue du viol"

Drogue. Depuis la rentrée, plusieurs étudiants cherbourgeois seraient susceptibles d'avoir consommé, à leur insu, du GHB, une drogue qui fait perdre la mémoire de ses consommateurs. 

Cherbourg. Des étudiants victimes du GHB, la 
Plusieurs signalements ont été recensés, depuis la rentrée sur le campus de Cherbourg, d'étudiants qui auraient consommé, à leur insu, du GHB.

Depuis la rentrée, le GHB fait parler sur le campus. "Ça a l'air de beaucoup tourner sur Cherbourg", estime Damien Daylies, l'infirmier du site universitaire, qui découvre ce phénomène pour la première fois en cinq ans. Il a déjà rencontré entre cinq et dix étudiants qui sont venus le voir à l'infirmerie. Ils présentaient des effets secondaires similaires à ceux provoqués par la prise du GHB, aussi appelé "drogue du viol". Une drogue au léger goût salé, qui est souvent versée dans les verres alcoolisés, et qui entraîne, à forte dose, une perte de mémoire.

La drogue disparaît des urines après 12 heures

"Les étudiants débarquent le vendredi matin, ils viennent de boîte de nuit ou de l'hôpital, soit parce qu'ils se sont réveillés avec une personne inconnue, ou parce qu'ils se sont réveillés aux urgences. Ils ne se rappellent plus de grand-chose, et ils arrivent à l'infirmerie complètement dans les vapes", explique le soignant. Au moins une étudiante a été dépistée positive au GHB. Mais tous n'ont pas le réflexe, ou le temps de se faire dépister. Cette drogue disparaît des urines au bout de 12 heures, d'où l'urgence de se faire tester rapidement.

Un après-midi de sensibilisation aux risques du GHB a été organisé lundi 4 octobre sur le campus cherbourgeois. À l'entrée, l'infirmier Damien Daylies et Valérie Jourdan, déléguée MGEN de la Manche, distribuaient des flyers et échangeaient avec les étudiants. Certains leur apprenaient que d'autres jeunes auraient aussi été victimes de cette drogue.

Sensibilisation au GHB sur le campus

Flyer à la main, un groupe d'étudiantes confiaient connaître déjà "deux, trois" personnes du campus qui auraient consommé du GHB. Les jeunes femmes affirment adopter de nouveaux réflexes en discothèque. "On fait attention de bien mettre nos mains sur le verre, ou de le boire rapidement. On vérifie le trajet du verre, depuis le bar, jusqu'à nous", explique Rosalie, qui étudie en Techniques de commercialisation.

La police a été alertée de ce phénomène. Elle reste vigilante. Mais pour l'heure : "Il n'y a pas eu de dépôt de plainte", affirme le commandant Beck-Fuchs.

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