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Seine-Maritime. Amende requise à Rouen contre un revendeur d'objets nazis

Faits Divers. Un revendeur d'antiquités militaires a été jugé, mardi 8 juin, devant le tribunal de police de Rouen pour proposer des objets du IIIe Reich dont les emblèmes n'avaient pas été floutés sur le site internet de la vente.

Seine-Maritime. Amende requise à Rouen contre un revendeur d'objets nazis
Une amende de 1 500 euros a été requise, mardi 8 juin, à l'encontre d'un revendeur d'antiquités militaires.

Une amende de 1 500 euros, la peine maximale encourue, a été requise mardi 8 juin, devant le tribunal de police de Rouen, contre un revendeur d'antiquités militaires, dont des objets du IIIe Reich avec leurs emblèmes apparents.

Nécessité de flouter

"Sur 19 photos, les emblèmes et les insignes du IIIe Reich n'étaient pas floutés", a relevé Anne-Sophie Tondeux, pour le ministère public. Les enquêteurs intervenus à la suite d'un signalement du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont relevé 21 000 photos d'objets du IIIe Reich sur un site internet qui propose à la vente des objets de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

"La loi n'interdit pas la vente d'objets historiques se rapportant au IIIe Reich. Il est en revanche interdit d'exhiber les emblèmes et les insignes du IIIe Reich", a précisé Anne-Sophie Tondeux.

Le gérant du site est poursuivi pour "port ou exhibition en public d'uniforme, d'insigne ou d'emblème rappelant ceux d'une organisation déclarée criminelle par le tribunal militaire international de Nuremberg de 1946". Il ne l'est pas pour apologie de crimes contre l'humanité, comme le demandait le Crif dans son signalement, en soulignant que des casques avec une croix gammée étaient présentés comme "superbes" sur le site.

Décision le 14 septembre

Le prévenu, âgé de 54 ans, a expliqué qu'il réalisait un chiffre d'affaires de 800 000 euros par an grâce à son site internet. "Tout cela est lié à la volonté du Crif de changer la loi et d'interdire la vente d'objets du IIIe Reich", a-t-il déclaré au tribunal, regrettant que plusieurs ventes aux enchères d'objets du IIIe Reich aient récemment été annulées après signalement du Crif aux parquets.

L'avocat du mis en cause, Jean-Marc Virelizier, a assuré que son client n'était "pas un propagateur de l'idéologie du IIIe Reich" et que son site "a une vocation historique ou mercantile". Mais pour l'avocat du Crif David-Olivier Kaminski, prétendre que "le site a pour objet de parfaire la connaissance historique, c'est se moquer, insulter et défier l'histoire". Le tribunal rendra sa décision le 14 septembre.

Avec AFP.

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