En ce moment : TOKO TOKO (FEAT RONISIA) - DADJU Ecouter la radio

Procès de l'attentat raté près de Notre-Dame: "l'envie de mourir" de la principale accusée

Une jeune femme dépressive, suicidaire: Inès Madani, la principale accusée dans le procès de l'attentat raté près de Notre-Dame en septembre 2016 a justifié mercredi son passage à l'acte par son envie de mourir.

Procès de l'attentat raté près de Notre-Dame: "l'envie de mourir" de la principale accusée
Inès Madani, au tribunal correctionnel de Paris, photo du 11 avril 2019. - Benoit PEYRUCQ [AFP/Archives]

"Je reconnais les faits pour la voiture", déclare à la cour d'assises spéciale de Paris Inès Madani, entendue pour la première fois, au troisième jour du procès. Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, avec sa co-accusée Ornella Gilligmann, elles ont garé une voiture remplie de bonbonnes de gaz au milieu d'une rue devant des restaurants et ont tenté de l'incendier. Seul un mauvais choix de carburant a permis d'éviter une explosion meurtrière.

Inès Madani nie en revanche avoir tenté d'assassiner un policier à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) quatre jours plus tard. "Je n'ai pas essayé de me jeter sur ce policier. Je lui ai demandé de me tirer dessus", affirme l'accusée âgée de 22 ans, au visage poupin d'une adolescente.

Elle parle beaucoup de l'année 2014, où elle a subi deux agressions sexuelles, des attouchements dans la rue, et où elle a perdu sa grand-mère. "C'est une période où je pensais beaucoup à la mort", explique la jeune femme, les cheveux bruns remontés en chignon. Elle dit alors à sa famille qu'elle veut mourir, elle pense au suicide, sans passer à l'acte.

Inès Madani est une adolescente en échec scolaire, en conflit avec sa famille, qui souffre de son apparence physique avec ses kilos en trop. Elle "fume huit à dix joints par jour".

Elle se lie avec une femme de dix ans de plus qu'elle, qui partira en Syrie en janvier 2015. Elle se serait radicalisée à son contact, commence à "adhérer aux thèses" du groupe Etat islamique" (EI). Début 2016, elle tente à son tour de partir, mais son père qui avait remarqué son "changement" fait un signalement à la police. Inès Madani est ainsi interdite de sortie du territoire.

Ce qui l'intéresse alors à l'EI, "c'est qu'ils autorisent le suicide". "Ce n'est pas tout à fait cela", la reprend le président Laurent Raviot. "Une opération martyr correspond à un suicide en réalité", ajoute-t-elle.

Pourquoi alors avoir quitté la voiture remplie de bonbonnes de gaz, l'interroge l'avocate générale. "Ce n'est pas mourir en martyr, Madame", souligne la magistrate. "A la base, je comptais rester dans la voiture. Et au dernier moment, j'ai été convaincue par Ornella Gilligmann de sortir", affirme-t-elle.

Inès Madani explique avoir évolué depuis 3 ans. "Je ne suis plus du tout d'accord avec l'EI", assure-t-elle.

Recevez l'essentiel de l'actualité chaque jour par email
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créer un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Procès de l'attentat raté près de Notre-Dame: "l'envie de mourir" de la principale accusée