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Rouen. Meurtre d'Élise et Julien à Rouen : la perpétuité requise contre l'accusé

L'avocat général a requis, vendredi 5 avril 2019 devant les assises de Seine-Maritime, la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de l'homme accusé du double meurtre d'Élise et Julien à la fin 2015 à Rouen. Le verdict est attendu dans la soirée.

Publié le 05/04/2019 à 17h35 - Par Amaury Tremblay
Rouen. Meurtre d'Élise et Julien à Rouen : la perpétuité requise contre l'accusé
Le procès se tient devant la cour d'assises de Seine-Maritime, dans le palais de justice de Rouen.

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise, vendredi 5 avril 2019, contre l'homme accusé du double-meurtre et un viol d'Élise et Julien en 2015 à Rouen (Seine-Maritime). "Il a tué deux personnes pour violer", a résumé l'avocat général Patrice Lemonnier, dénonçant un "schéma de violence extraordinaire" avant de demander une peine de sûreté de 22 ans, devant les assises de Seine-Maritime.

Il se dit amnésique

L'accusé, qui dit ne pas se souvenir des faits et s'en remettre à la justice, s'est présenté devant la cour comme Jean-Claude Nsengumukiza, Rwandais né en Ouganda, 38 ans. Il est jugé depuis lundi 1er avril pour le meurtre par strangulation de Julien, 31 ans, et Élise, 24 ans, ainsi que pour le viol de la jeune femme dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015.

"Cette histoire d'amnésie, ça me fait rire. On vous prend pour des demeurés", a poursuivi le magistrat. "Seule certitude, l'accusé est un menteur. Il habite dans le temple du mensonge. Pour le reste, son nom, je ne le connais pas, sa date de naissance, connais pas", a martelé Patrice Lemonnier.

L'avocat général a relevé la carrure "balaise" de l'accusé. "Je ne sais pas ce qu'il a vécu au Rwanda (...) Il a utilisé une technique pour tuer. Peu de gens sont capables d'agir de la sorte à mains nues", a poursuivi le magistrat.

Une affaire polémique

Le drame avait fait polémique car l'accusé était sorti de prison, grâce à une remise de peine, un mois avant le drame alors qu'il était expulsable. La ministre de la Justice avait ordonné une enquête administrative. Un des avocats de la partie civile, Dominique Lemiegre, a dénoncé des "fautes lourdes de l'État" et s'est dit "écœuré" que l'accusé ait bénéficié d'une remise de peine de 23 mois.

Pour l'avocat, l'accusé est "un homme rusé, sans scrupule, qui n'hésite pas à instrumentaliser le génocide du Rwanda". "Il a fui la mort dans un pays pour apporter la mort chez nous", a de son côté plaidé Yves Mahiu, autre avocat de la partie civile, estimant "incurable" l'accusé.

D'après l'enquête, Jean-Claude Nsengumukiza avait rencontré les deux victimes à la sortie d'un établissement de nuit de Rouen. Prétextant vouloir aider à soutenir le jeune homme passablement éméché, il a accompagné les deux amis jusqu'au studio de la jeune femme, où s'est produit le drame.

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