Après la désertification rurale, la désertification parlementaire...

Des parlementaires en moins à l'Assemblée Nationale et au Sénat : le projet de loi arrivera en discussion dans le courant de ce mois de juillet 2018, à l'Assemblée. Le député (NG) de l'Orne Joaquim Pueyo n'est pas d'accord.

Après la désertification rurale, la désertification parlementaire...

Joaquim Pueyo inquiet de la baisse probable du nombre des parlementaires.

Par Eric Mas

Le député (NG) de l'Orne Joaquim Puyeo a fait part de son inquiétude : si le projet de réforme constitutionnelle est adopté dans sa forme actuelle, l'Orne ne comptera plus qu'un sénateur et deux députés, au lieu actuellement de deux sénateurs et trois députés.

Bilan de mandat et inquiétudes

Le parlementaire a évoqué cette inquiétude jeudi 5 juillet 2018 à Damigny, près d'Alençon (Orne), à l'occasion de sa réunion de bilan d'un an de mandat, devant une bonne centaine d'habitants de sa circonscription, et de sympathisants. Le député a initié ces ateliers réguliers pour rencontrer la population, et évoquer les questions telles que le train (inquiétudes sur la ligne Alençon/Le Mans), la CSG, l'agriculture (pourquoi il n'a pas pris part au vote concernant le glyphosate).

Joaquim Pueyo attaché au régime parlementaire tel que défini en 1958. - Eric Mas

À l'Assemblée, je vote en fonction de mes valeurs, a-t-il expliqué. Je ne suis pas dans la majorité, mais j'ai voté le volet sécuritaire, ce qui concerne la déradicalisation. Sur le chemin de fer, on a pesé dans le débat. J'aurais voulu voir évoluer la loi sur la santé, interdire l'implantation de nouveaux médecins là où il y en a déjà assez. Concernant la nouvelle limitation de vitesse à 80km/h j'ai soutenu la proposition des Républicains qui réclamait que les territoires fixent les limitations de vitesse, mais une motion de rejet a été déposée. Joaquim Pueyo est aussi déçu des décisions prises concernant la formation professionnelle, confiée aux branches professionnelles. Concernant la réforme constitutionnelle, Joaquim Pueyo n'est pas d'accord.

Moins de parlementaires

La mesure est certes populaire, voire populiste : moins de ces élus richement payés, ce sera des économies… à peine visibles dans le budget de l'État. Joaquim Pueyo ne se fait pas d'inquiétude pour lui, il a déjà annoncé que c'est son dernier mandat parlementaire. Mais il estime qu'avec cette diminution, ce sera ensuite insuffisant pour être à l'écoute des préoccupations de la population :

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Joaquim Pueyo explique qu'il s'apprête à mener la bataille en déposant des amendements.

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