Calvados : un chimiste veut valoriser 25 000 tonnes d'algues par an

Calvados : un chimiste veut valoriser 25 000 tonnes d'algues par an

Stéphane Dobriansky à la tête de la start-up Ecovalgue basé à Douvres-la-Délivrande (Calvados), espère bien valoriser les algues rejetées par la mer sur les plages du département.

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Par : Maxence Gorréguès

Avant l'été 2018, un chimiste établi à Douvres-la-Délivrande (Calvados) va lancer un test grandeur nature pour valoriser les centaines de tonnes d'algues qui se déversent sur les plages du Calvados. Et pour sa jeune société, Ecovalgue, les pistes sont nombreuses.

Elles empestent au point d'éloigner parfois les touristes, voire même les habitués du bord de mer. Depuis des décennies, les algues qui s'échouent sur les plages de Caen la mer posent des problèmes aux collectivités locales qui à défaut de pouvoir les valoriser, dépensent de l'argent à fonds perdu. "C'est une masse énorme qui nous impose de nettoyer la plage tous les jours en été", assure Jacques Lelandais, maire d'Hermanville (Calvados). En 2017, 12 000 € ont été consacrés à cet effort.

Alimentation animale, cosmétique, compost…

Et voilà que depuis 18 mois, un chimiste établi dans les locaux de la pépinière d'entreprises Le Transfo à Douvres-la-Délivrande met tout en œuvre pour construire au printemps 2019 une usine de retraitement des algues ramassées. "Nous allons lancer le premier grand test à partir du 15 juin 2018 avec la collecte de plusieurs centaines de tonnes", explique Stéphane Dobriansky à la tête de la start-up Ecovalgue. Alors qu'il a déjà signé des conventions avec les communes de Langrune, Saint-Aubin et Bernières pour les récolter, il espère séduire d'autres collectivités. "Sur l'ensemble de la Côte de Nacre, nous pouvons en ramasser 25 000 tonnes par an, juste en les prenant sur la plage."

Si de premiers accords ont déjà été passés avec des coopératives agricoles pour une réutilisation des algues en compost, Stéphane Dobriansky espère bien d'autres applications à l'avenir. Des ouvertures dans le domaine des poudres alimentaires pour les chevaux, mais aussi dans la fabrication de bioplastiques ou dans l'univers de la cosmétique sont envisageables. Une unité de lavage sera prochainement installée à Bernières ou à Luc-sur-Mer en attendant de voir plus grand. Elle permettra de laver au quotidien une tonne d'algues, de les rincer et de les sécher avant de futures utilisations.


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