500 ans du Havre : un million d'euros d'impayés, la réponse de la Ville

Le site Médiapart annonce mardi 10 avril 2018 que des prestataires des 500 ans du Havre (Seine-Maritime) font face à plus d'un million d'euros d'impayés. Le Canard enchaîné, à paraître mercredi 11 avril, parle même d'un trou de 2,25 millions d'euros. C'est Édouard Philippe, premier ministre et ancien maire du Havre, qui a été le grand architecte de cet événement phare de l'année 2017 dans la cité Océane. La ville du Havre appelle à ne pas confondre la gestion de l'argent public et les difficultés d'une entreprise.

500 ans du Havre : un million d'euros d'impayés, la réponse de la Ville

Edouard Philippe, le premier ministre, rattrapé par le dossier des 500 ans du Havre. Médiapart évoque un trou d'un million d'euros. © AFP - AFP or licensors

Par Gilles Anthoine

L'article de nos confrères de Médiapart fait l'effet d'une petite bombe au Havre (Seine-Maritime). Les 500 ans du Havre ont été en 2017 une véritable fierté. Le site d'information sur internet révèle mardi 10 avril 2018 que des prestataires font face à plus d'un million d'euros d'impayés. Médiapart parle de marché public dévoyé, de prestataires non payés et de liens d'affaires avec Jacques Attali privilégiés.

Le Canard enchaîné a également enquêté sur cette affaire. Le journal satirique à paraître mercredi 11 avril évoque même un trou de 2,25 millions d'euros.

Mediapart s'interroge aussi sur les attributions d'appels d'offres à la société Artevia (en situation financière, a priori, délicate depuis 2012).

Une affaire qui vise Édouard Philippe, l'ancien maire du Havre

Le site pointe du doigt les relations très étroites entre le trio Édouard Philippe, Alain Thuleau, le PDG d'Artevia et Jacques Attali. Ce dossier vise évidemment Édouard Philippe. Le premier ministre est l'ancien maire du Havre. Il est l'architecte des 500 ans. Il a voulu cet événement comme une vitrine de la cité Océane.

La ville du Havre réagit

Dans un communiqué publié mardi 10 avril en fin de journée, la ville du Havre écrit qu'"il ne faut pas mélanger les difficultés de gestion d'une entreprise et la gestion de l'argent public, qui a été exemplaire dans cette opération. Nous pouvons contredire Mediapart ou tout autre canard qui font leurs titres racoleurs [...] Nous regrettons évidement que la société Artevia connaisse des difficultés de gestion, laissant plus d'un million d'euros d'impayés [...] Mais nous ne restons pas les bras croisés vis-à-vis des entreprises sous-traitantes. Le GIP (ndlr : Groupement d'intérêt public) travaille aujourd'hui activement pour faire de leur paiement une priorité."

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COMMENTAIRES

Lire 1 commentaire
  • Philippe CLERIS dit:

    Le 11/04/2018 à 01h39

    C'est aussi un trou de plus de deux millions dans la croisière Philippe/ Attali/ Macron sur un Axe Seine normand à rattacher, à terme, à la région parisienne comme n'a cessé de le répéter Jacques Attali à la suite d'Antoine Grumbach: en attendant, c'est Hervé Morin le Normand qui devrait sourir à la nouvelle de cette ardoise havraise laissée par un ancien député maire du Havre devenu Premier ministre avec la prétention de piloter le développement d'un axe stratégique Paris Le Havre d'intérêt national qui est aussi un axe politique (Lemaire, Lecornu) ... au détriment de la Normandie et de celui qui la représente.