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Ligue 1: PSG-OM, acte I

Un clasico très attendu pour lancer dix jours décisifs au Parc des Princes: le PSG dispute dimanche soir (21h00) un duel de choc contre l'OM en Ligue 1, avant une seconde manche mercredi en Coupe de France, puis le 8e de finale retour contre le Real Madrid le 6 mars en Ligue des champions.

Ligue 1: PSG-OM, acte I
Le technicien Unai Emery dirige une séance d'entraînement du PSG, le 23 février 2018 à Saint-Germain-en-Laye - GERARD JULIEN [AFP]

L'entraîneur Unai Emery, dans la tourmente depuis la défaite chez les Madrilènes (3-1), le sait pertinemment: "C'est un grand moment de la saison, un moment-clé pour beaucoup de choses". Pour pimenter le tout, Monaco a eu le malheur de caler à Toulouse samedi (3-3) et offre ainsi aux Marseillais la possibilité de s'emparer de la deuxième place du championnat en cas d'exploit à Paris.

Toujours solidement en tête du classement, les Parisiens ne l'entendent pas de cette oreille. Après la déception du Real, l'heure est à la mobilisation générale pour la bande de Neymar et Kylian Mbappé avec comme mantra l'invincibilité du PSG au Parc des Princes cette saison, soit 17 victoires sur les 17 rencontres disputées à domicile et une moyenne de 4,1 buts par match.

Au Parc, le PSG n'a plus perdu depuis le 20 mars 2016 (défaite 2-0 contre Monaco en Ligue 1), signant une série de 49 matches sans défaite. Les joueurs d'Unai Emery se verraient donc bien devenir cinquantenaires face au grand rival marseillais, dont la dernière victoire contre Paris remonte à novembre 2011, au Vélodrome...

. Les piques marseillaises

Les Phocéens, qui avaient failli réaliser l'exploit au match aller (2-2) le 22 octobre avant l'égalisation d'Edinson Cavani dans les dernières secondes, n'ont pas manqué de lancer les traditionnelles petites piques pour faire monter la pression avant le clasico.

"Jouer en équipe c'est beaucoup mieux que d'avoir des individualités, a lâché malicieusement Dimitri Payet. Le collectif c'est un point où aujourd'hui on est supérieur au PSG, il faut jouer là-dessus."

Vous avez dit individualités ? La star parisienne est bien sûr Neymar, venu de Barcelone en août dernier contre 222 millions d'euros, une somme record dans l'histoire du football et qui lui confère inévitablement de grandes responsabilités.

C'est donc le Brésilien qui sera au centre de toutes les attentions, alors qu'il a déçu dans les grands rendez-vous jusqu'ici, notamment contre Madrid, où il s'est montré trop individualiste, sans être décisif.

Et à Marseille en octobre, il avait marqué mais avait écopé d'un carton rouge en bousculant un adversaire, laissant ses coéquipiers à dix en fin de partie. "Il avait pété un plomb", a rappelé l'attaquant marseillais Valère Germain au micro de SFR Sports vendredi, avant d'ajouter un petit tacle à son encontre: "Je n'aime pas trop son esprit chambreur. À un moment donné, c'est normal s'il prend des coups. S'il avait joué dans les années 1990, cela aurait été très compliqué pour lui."

. Un match différent

Après six mois à Paris, 'Ney' et Kylian Mbappé ont-ils mieux saisi l'importance du clasico aux yeux des supporters ?

Certes, sur le plan sportif, Paris et ses investisseurs qataris, qui rêvent de Ligue des champions, ne vivent plus tout à fait sur la même planète que Marseille. Mais cela n'enlève rien à l'enjeu symbolique de cette confrontation et de la rivalité entre les deux clubs née au début des années 1990. "La prestation de Neymar à l'aller, ça m'a énervé, avait concédé un supporter historique du club à l'AFP. Dans un grand club, il y a une culture club, et si tu n'as pas expliqué des choses comme ça au joueur que tu as payé 222 millions d'euros, ce n'est pas possible..."

Le PSG aurait bien tort de sous-estimer l'OM sur un nuage depuis le mois de janvier à l'image de son fer de lance Florian Thauvin, qui n'en finit plus de distribuer des passes décisives ou de marquer, comme contre Bordeaux lors de la précédente journée (1-0).

Et Paris, avec ce match puis le deuxième rendez-vous contre l'OM en quart de finale de Coupe de France mercredi, doit engranger un maximum de confiance pour entretenir l'espoir d'une "remontada" contre le Real le 6 mars.

Bref, les Parisiens se lancent dans une pièce en trois actes cruciale pour leur saison et l'avenir de leur entraîneur. Et ils ne voudraient pas la voir se transformer en mélodrame dès dimanche soir.

cda-adc-eba-yk/sk/dep

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