Attouchements au collège Lechanteur : une maman s'inquiète du manque de prise en charge

Attouchements au collège Lechanteur : une maman s'inquiète du manque de prise en charge

Plusieurs élèves du collège caennais accuse un professeur d'attouchements sexuels. - Illustration

Le
Par : Marie-Charlotte Nouvellon

Après la suspension début février 2018 d'un enseignant du collège Lechanteur à Caen (Calvados) pour des soupçons d'attouchements sexuels, une maman dont les deux filles sont scolarisées dans l'établissent livre ses inquiétudes.

Début février 2018, un enseignant du collège Lechanteur de Caen (Calvados) était suspendu de ses fonctions, procédure faisant suite à des soupçons d'attouchements sexuels sur des élèves. Et c'est par sa fille, qui suit les cours de ce professeur, que Vanessa Philippot a appris la nouvelle. "En rentrant le soir, elle m'a informée de la suspension de son prof, m'expliquant qu'il serait parti pour des agressions sur des enfants."

    • Lire aussi : Attouchements sexuels : un professeur de collège suspendu à Caen

Pas de cellule d'écoute

Si elle reste mesurée, "n'ayant que le discours d'une enfant", elle s'attend à une communication de la part de l'établissement. Mais c'est finalement dans la presse, via des articles que lui présente sa fille car ils circulent entre les élèves, qu'elle en apprend plus. Depuis, rien n'a été mis en place : aucune information, et surtout rien pour accompagner les enfants et répondre à leur question. "Un adulte a même voulu rassurer les enfants en leur disant de ne pas s'inquiéter, que ce professeur reviendrait dans trois mois…"

Surtout, sa fille lui raconte des choses et elle ne sait vers qui se tourner. "Elle m'a parlé de gestes que l'enseignant aurait eus… C'est à la justice de s'en saisir et de déterminer si les enfants se montent la tête entre eux ou si ce qu'ils racontent est vrai. Mais aucune cellule d'écoute n'a été mise en place pour accompagner aussi bien les enfants que les parents et libérer la parole."

Pourtant elle s'est renseignée : plusieurs circulaires de l'éducation nationale stipulent que dans ce genre d'affaire, l'académie doit mettre en place ce type cellule. "On parle beaucoup aujourd'hui de 'Balance ton porc' et de la nécessité que les femmes agressées puissent s'exprimer… Voir que dans l'Éducation nationale, on ne donne même pas aux enfants les moyens de s'exprimer, c'est hallucinant."


1234
Suivez-nous
Facebook - Tendance Ouest
Twitter - Tendance Ouest
Google plus - Tendance Ouest
Applications - Tendance Ouest

Inscription à la newsletter

Météo
La météo en Normandie
Info Trafic
L'info trafic en Normandie
Pronostics
Les pronostics hippiques