Anne Sila, artiste lumineuse dans le rôle de Marie

Anne Sila, artiste lumineuse dans le rôle de Marie

Les acteurs de la fresque musicale "Jésus" avec Pascal Obispo et Christophe Barratier (Anne Sila en bleu) © © Thibault Grabherr

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Par : Jean-Luc Lefrançois

La chanteuse et violoncelliste Anne Sila incarne le rôle de Marie dans la fresque Musicale « Jésus de Nazareth à Jérusalem » composée par Pascal Obispo et mis en scène par Christophe Barratier. Entretien avec Jean-Luc Lefrançois.

 

La Normandie c’est une région que vous affectionnez et tendance ouest aussi ?

Cette belle région me rappelle mon grand-père normand. Je connais aussi Tendance Ouest puisque je suis allée à Caen pour un concert Tendance Live il y a deux ans. j’en garde un très bon souvenir !

Et qu’en est-il de votre parcours d’étudiante ?

J’étais une étudiante passionnée par les cours mais malheureusement pas de travail à côté ! J’ai commencé la musique très tôt en tant que violoncelliste, j’ai voulu me diriger vers la musique et je suis rentrée à la fac d’anglais qui était une fac LEA -Langue Etrangère Appliquée- , je voulais être prof d’anglais et on m’a proposé de remplacer une jeune fille dans un groupe qui s’appelait évasion, qui est un groupe de cinq filles de chants du monde. Le problème c’est qu’il y avait tellement de concerts que je ne pouvais pas faire l‘année à la fac, voilà je me suis un peu éloignée des études.

Si vous aviez à écrire votre partition musicale Anne Sila, quelles en seraient les bémols, les dièses, les rythmes ou les silences ?

C’est une très belle question !
Je dirai qu’il y a pas mal de dièses parce que j’ai eu beaucoup de chance, dans tout ce que je vis, dans toutes les relations ; après c’est vrai qu’il y a eu quelques silences, ce qui m’a permis peut-être de réfléchir.


Vous avez participé à l’émission « The Voice saison 4 » qu’en retenez-vous ?

C’était difficile, mais j’en retiens surtout les bons côtés qui étaient pour moi l’adrénaline. L’importance de se dépasser en faisant quelque chose de plus grand que soi. Comme d’ailleurs la fresque musicale sur Jésus de Nazareth à Jérusalem où j’interprète le rôle de Marie. Ce sont des projets qui sont plus grands que nous et ça fait du bien d’avoir des challenges de ce genre dans la vie.


Entre la voix qui passe par vos cordes vocales et la voix intérieure, quelle est la plus difficile à accorder ?

Le problème c’est surtout de lier les deux. Pour la fresque sur Jésus je travaille avec Christophe Barattier, réalisateur de films, qui est très attaché au détail du jeu en tant qu’acteur et de l’importance accordée à la vérité. Quant à Pascal Obispo il est très attaché à la pureté et à la beauté de la note. Il est beaucoup dans le détail. Musicalement il faut arriver à lier les deux et en faire quelque chose qui puisse joindre les particularités des deux compositeurs.

Et votre passion pour le violoncelle ?

Beaucoup de personnes disent que le violoncelle est l’instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine. C’est vrai que c’est un instrument que j’adore.

Selon vous que signifie être artiste ?

Je pense que c’est être vivant devant l’autre ; exprimer ce qui est en nous et d’en faire quelque chose qui peut être entendue. C’est peut-être rendre audible le silence.
C’est aussi ce qui fait qu’on n’est jamais rassasié de la scène. Pour moi la musique, l’art, le sport ou autre chose permettent de trouver un lieu de respiration et d’expression.

Quelques mots sur Christophe Barratier -metteur en scène-, et Pascal Obispo -le compositeur- ?

Christophe Barratier, c’est vraiment la vie ! il est toujours en train de chercher ce qui peut être amélioré, il est en toujours en train de réfléchir. Quant à Pascal Obispo, il est dans l’amour, dans une démarche plus illuminée. Il aime quand c’est très touchant. Tous les deux se complètent très bien.


Pour être précis il s’agit d’une fresque musicale ?

Je pense qu’elle porte bien son nom. Nous avons une succession de tableaux et des scènes de théâtre. Tout cela est ponctué musicalement par des chansons. C’est un beau projet audacieux et qui plait aux publics puisqu’il est prolongé jusqu’à fin décembre à Paris et ensuite en Province

Que retenez-vous du casting ?

Quand je suis allée au casting, je ne savais pas exactement dans quoi je me lançais, la production cherchait des rôles féminins pour une fresque musicale qui va s’appeler Jésus. C’est quand même l’un des destins qui ont bouleversé l’humanité ; c’est un homme dont les paroles et les actes ne cessent de résonner. Et d’incarner le rôle de Marie m’interpelle au fur et à mesure des représentations entre espoir, foi et questions.

Est-ce aussi la dimension humaine et spirituelle qui vous interpelle dans ce spectacle ?

Je viens d’une famille du côté de ma maman où mes grands-parents étaient très croyants et je crois que ce spectacle pour moi est aussi plus fort aussi pour ça. Je suis extrêmement touchée quand je lis les dialogues, quand j’interprète les chansons, quand je vis le spectacle. Je pense que justement et culturellement on doit aller voir cette fresque musicale. Malgré tout ce que l’on peut dire sur la religion chrétienne et sur ce spectacle en particulier.

Comment vous êtes-vous préparée à jouer ce rôle de Marie ?

Ce qu’il faut travailler sur ce rôle, c’est le silence réel ! Pour moi, ce qui est important dans la façon de jouer, c’est accorder une grande place au silence et à l’absence de mouvements. On a tendance à en faire trop, à bouger de partout, à hurler, à en dire trop, et je crois que c’est là où nous pouvons nous perdre et donc me perdre en jouant le rôle de Marie. Ne pas oublier le côté sacré qu’il faut garder. J’essaie de rester le plus possible, pas silencieuse, mais intérieure, c’est comme ça que je travaille le rôle.

Qu’apprenez-vous de ce personnage en l’interprétant ?

Marie, c’est l’école de l’humilité … Elle sait ce qui va se passer, dans l’histoire et les trois dernières années qu’on représente. Elle va vers quelque chose qu’elle connait, malgré le fait qu’elle va souffrir avec la passion de son fils Jésus. C’est comme si elle avait un recul que les autres n’ont pas, c’est ce recul là qu’il faut arriver à jouer. Cela nécessite comme acteur de prendre soi-même du recul.

Quelle est scène que vous retenez ?

Le Golgotha c’est l’une des scènes les plus fortes, c’est une scène difficile à jouer parce que l’on se met dans tous nos états et puis après il faut chanter derrière mais c’est une très belle scène ! Des tableaux spirituels qui feront écho à chacun : « l’espoir d’une vie plus forte que la mort, un nouveau commencement ».

Et comment la résurrection est-elle signifiée ?

C’est un signe d’espérance symbolisé par une flamme qui vacille, témoin lumineux de la fragilité du silence.

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