Un détenu agresse un surveillant de prison à la maison d'arrêt de Caen

Un détenu agresse un surveillant de prison à la maison d'arrêt de Caen

Le box où se tiennent les prévenus jugés incarcérés dans une salle d'audience du tribunal de grande instance de Caen (Calvados)

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Par : Joëlle Briant

Un trentenaire multiplie les incarcérations et les actes de violences en détention, en particulier envers le personnel. Jeudi 21 septembre 2017 le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) l'a jugé pour trois de ces faits, l'un commis à la maison d'arrêt de Laon (Aisne) les deux autres dans celle de l'agglomération.

Alain Lanciaux, âgé de 33 ans, a comparu détenu devant le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) le jeudi 21 septembre 2017. Sept infractions lui étaient reprochées : outrages, menaces de mort et violences à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique, ceci à la prison de Laon dans l'Aisne en septembre 2016 et à la maison d'arrêt de Caen le mardi 9 mai et le jeudi 6 juillet 2017.

Agressions d'une rare violence

En septembre 2016, le prévenu menace de mort un surveillant de la prison de Laon en lui jurant qu'il va l'envoyer au cimetière. De ce fait, il est convoqué par le chef d'établissement sur lequel il se jette en lui assénant un coup de pied dans le thorax, ce qui vaudra à la victime 6 jours d'incapacité totale de travail. Reconduit très agité dans sa cellule, il provoque la chute de plusieurs agents dans l'escalier.

Le mardi 9 mai 2017, il exerce des violences sur un surveillant de la maison d'arrêt de Caen. Au même endroit le jeudi 6 juillet 2017, il réclame du tabac. Arrivé dans sa cellule, l'agent reçoit une bassine en plein visage qui lui ouvre la lèvre. Il tombe à la renverse, le prévenu se jette sur lui pour l'étrangler. Cinq personnes sont nécessaires pour lui faire lâcher prise.

Un surveillant proche de la retraite témoigne qu'il a rarement vu une telle violence.

Vingt-quatre maisons d'arrêt en douze ans

L'homme qui totalise vingt et une mentions dans son casier pour outrages, menaces, violences.... a fréquenté pas moins de vingt-quatre prisons dans divers départements en l'espace de douze ans tant son comportement est ingérable. À l'audience il se pose en victime traitant les surveillants de menteurs qui veulent le faire passer pour un délinquant. Il admet toutefois être "un cas à part". L'expertise psychiatrique le décrit comme atteint d'une légère aliénation mentale, consommateur de cannabis et sujet à des accès de persécution.

Peine ferme requise

Le ministère public requiert 24 mois de prison ferme et le maintien en détention. La défense plaide qu'étant ballotté d'un endroit à un autre, il ne peut y avoir de projets d'avenir dans ces conditions.

Alain Lanciaux écope de 18 mois de prison ferme.

Deux de ses victimes s'étant portées partie civile, il devra verser à l'une 1500 euros de préjudice physique et 500 euros de préjudice moral. À l'autre 500 euros de préjudice physique. S'y ajoutent 1000 euros de frais de justice. L'homme est maintenu en détention.


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