Neymar, l'enfant chéri d'une Seleçao en manque de cracks

Neymar, l'enfant chéri d'une Seleçao en manque de cracks

Neymar est félicité après son but contre Manchester United à Landover aux Etats-Unis, le 26 juillet 2017 © Brendan Smialowski [AFP]

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Idole des jeunes, poule aux oeufs d'or des publicitaires et fer de lance d'une Seleçao en plein renouveau, Neymar jouit d'une aura sans précédent au Brésil, qui se passionne pour les rebondissements de l'éventuel transfert du Barcelonais au Paris SG.

L'attaquant est la star incontournable du pays de "futebol", qui compte sur lui pour briser l'hégémonie du binôme Messi-Ronaldo et succéder à Kaka, dernier Brésilien lauréat du Ballon d'or, en 2007.

Pour la plupart des commentateurs locaux, Neymar doit partir pour sortir de l'ombre de Messi et viser les sommets en individuel.

Dans une enquête du site Globoesporte.com publiée en fin de semaine dernière, près de 75% des internautes se disaient favorables à son transfert.

Toutes les rumeurs sont amplement décortiquées dans les médias brésiliens, à l'image de la chaîne de télévision Esporte Interativo, qui a créé un buzz mondial mi-juillet en annonçant que Neymar avait "accepté la proposition du PSG".

'Neymardépendance'

Au Brésil, le transfert de l'Auriverde est un véritable enjeu national. Si Messi a longtemps été critiqué en Argentine pour son faible rendement en sélection, Neymar n'a jamais eu ce problème.

À 25 ans, il est déjà le quatrième meilleur buteur de la Seleçao, avec 52 buts en 77 matches. À trois unités de Romario, il a déjà effacé des tablettes des légendes comme Bebeto ou Jairzinho.

Sans autre crack de grande envergure dans sa génération, "Ney" a toujours eu une énorme pression sur les épaules.

Révélé à Santos, comme le Roi Pelé, il est présenté comme son successeur depuis son adolescence. En 2013, il a même hérité du numéro 10 de sa majesté en équipe nationale, alors qu'il a toujours joué avec le 11 en club.

Même s'il est aujourd'hui accompagné de stars montantes comme Gabriel Jesus ou Philippe Coutinho, l'attaquant reste le dépositaire du jeu d'une Seleçao qui s'affranchit rarement de sa "Neymardépendance".

Sous les ordres de Tite, auteur d'un sans-faute qui a permis au Brésil d'être le premier pays à valider son billet pour le Mondial-2018, il a inscrit cinq buts et donné six passes décisives en six matches.

Roi de la pub

Mais le phénomène Neymar dépasse largement les limites du terrain. Chaque apparition au Brésil s'accompagnent des cris stridents des "Neymarzetes", groupies pré-adolescentes enamourées.

Ses coupes de cheveux imaginatives dictent la tendance chez les jeunes garçons, avec toutes les nuances de crêtes possibles et imaginables.

Champion des réseaux sociaux, il publie régulièrement des photos aux côtés d'autres célébrités, comme le pilote de F1 Lewis Hamilton, avec lequel il a assisté en juin à un match de la finale de NBA, ou plus récemment Usain Bolt.

De quoi régaler ses fans: 78,3 millions sur Instagram et plus de 30 millions sur Twitter.

Les internautes ont ainsi pu suivre les rebondissements de son idylle avec la jeune actrice Bruna Marquezine, avec laquelle il a rompu pour la troisième fois en juin dernier.

Sur les télés brésiliennes, difficile de trouver une pause publicitaire au milieu d'une télénovela sans au moins un spot mettant en scène Neymar. Il prête son image à tous types de produits, des batteries de voitures aux suppléments alimentaires, en passant par des bains de bouche.

Ses revenus annuels sont estimés à 37 millions de dollars par Forbes, qui le présente comme le seul joueur de foot à gagner plus avec les contrats de sponsoring qu'avec son salaire.

Paradoxalement, un des seuls endroits où Neymar n'est pas en odeur de sainteté au Brésil est son club formateur, Santos, qui s'estime lésé par son transfert controversé vers le Barça en 2013.

Un transfert qui lui vaut de nombreux déboires avec la justice brésilienne et espagnole, sans ternir pour autant son image au pays.

Il est vu tout au plus comme un jeune homme naïf, et son père comme un dur en affaires obnubilé par l'appât du gain.

Le joueur ne manque pourtant pas de répartie. Il a réagi à l'hostilité de Santos en affirmant récemment que, s'il devait revenir au Brésil, ce serait pour défendre les couleurs de Flamengo, le club le plus populaire du pays.

Une autre façon de dribbler les critiques et de s'assurer la bienveillance de millions de supporters.

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