En ce moment : RENDS L'AMOUR ! - BENJAMIN BIOLAY Ecouter la radio

Désastres météorologiques: 0,5°C, cela fait toute la différence

Un demi-degré Celsius de température moyenne en plus a suffi à multiplier et intensifier ces dernières années les canicules et pluies torrentielles dans de nombreuses régions du monde, souligne une étude parue vendredi.

Désastres météorologiques: 0,5°C, cela fait toute la différence
Un demi-degré Celsius de température moyenne en plus a suffi à multiplier et intensifier ces dernières années les canicules et pluies torrentielles dans de nombreuses régions du monde, souligne une étude parue vendredi. - LIONEL BONAVENTURE [AFP/Archives]

Les chercheurs ont comparé deux périodes (1960-79 et 1991-2010), entre lesquelles la température moyenne a crû de 0,5°C.

Entre ces deux époques, l'intensité des précipitations extrêmes a augmenté de 10% sur un quart du territoire mondial. Et les sécheresses se sont allongées d'une semaine dans la moitié des régions, selon l'étude, publiée dans la revue Nature Climate Change.

Autant de changements radicaux excluant toute variabilité naturelle, soulignent les auteurs.

La planète ayant déjà gagné 1°C par rapport à l'époque pré-Révolution industrielle, "nous disposons désormais d'observations, bien réelles, nous permettant de voir les impacts concrets du réchauffement," dit Carl-Friedrich Schleussner, chercheur au Potsdam Institute of Climate Impact Research.

Le réchauffement, généré par la combustion du charbon du pétrole et du gaz, a débuté avec l'industrialisation du monde, mais il s'est nettement accéléré ces 50 à 60 dernières années.

Entre les périodes 1960-79 et 1991-2010, les étés ont parfois gagné plus de 1°C (pour un quart des régions du monde), et les hivers 2,5°C.

Les États ont adopté fin 2015 à Paris un accord pour limiter le réchauffement "bien en deçà de 2°C" par rapport à la Révolution industrielle, voire 1,5°.

Le Giec, le groupe d'experts climat de l'ONU, doit rendre en septembre 2018 une vaste synthèse scientifique sur la faisabilité de l'objectif 1,5°C, et les impacts qu'il permettrait d'éviter si le monde parvenait à le tenir.

"Nous voyons clairement qu'une différence de 0,5°C compte," note Erich Fischer, de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH), co-auteur de l'étude parue vendredi.

Selon de précédentes projections basées sur des modèles informatiques, et également réalisées par M. Schleussner, un réchauffement de 2°C, comparé à 1,5°, doublerait la sévérité du stress hydrique, des mauvaises récoltes et des canicules en de nombreux endroits du globe.

Garder la hausse du mercure sous 1,5°C (ce qui sera cependant très difficile à mettre en oeuvre) laisserait aussi une chance aux barrières de corail, au coeur d'écosystèmes dont dépendent 500 millions d'êtres humains et un quart de la vie sous-marine.

Recevez l'essentiel de l'actualité chaque jour par email
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créer un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'horoscope de Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
Les petites annonces avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
L'application mobile de Tendance Ouest
Désastres météorologiques: 0,5°C, cela fait toute la différence