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Bruxelles s'inquiète pour les négociations du Brexit

Elus et responsables européens craignaient vendredi de voir les négociations sur le Brexit capoter après la surprise des élections législatives britanniques, qui ont vu les conservateurs de Theresa May perdre leur majorité absolue au Parlement.

Bruxelles s'inquiète pour les négociations du Brexit
Le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Bruxelles le 21 mars 2017 - EMMANUEL DUNAND [AFP/Archives]

L'Union européenne espérait débuter formellement ces discussions dès le 19 juin, mais l'échec de Mme May dans ces élections, pourtant convoquées de manière anticipées afin d'obtenir une majorité renforcée pour négocier le Brexit, plonge Londres et Bruxelles dans l'incertitude.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a mis en garde le Royaume-Uni contre une absence d'accord.

"Nous ne savons pas quand les discussions sur le Brexit commenceront. Nous savons quand elles doivent s'achever. Faites le maximum pour éviter un +no deal+ (une absence d'accord)", a tweeté Donald Tusk.

Le Royaume-Uni est supposé quitter l'Union européenne fin mars 2019, soit deux ans après le lancement officiel de la procédure de sortie par Mme May, le 29 mars de cette année.

Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a déjà affirmé que l'UE était prête à attendre que le Royaume-Uni soit "prêt" avant de débuter les négociations.

"Les négociations sur le Brexit devraient débuter quand le Royaume-Uni sera prêt; le calendrier et les positions de l'UE sont claires. Unissons nos efforts pour conclure un accord", a-t-il twitté dans la matinée.

Pour le commissaire européen au Budget, Günther Oettinger, l'UE a besoin d'un gouvernement britannique "capable d'agir, qui peut négocier la sortie de la Grande-Bretagne".

"Les Britanniques doivent négocier la sortie (de l'UE) mais avec un partenaire de négociations faible, il y a un danger que les négociations soient mauvaises pour les deux parties", a-t-il dit à la radio allemande Deutschlandfunk.

Le commissaire a relevé que beaucoup de temps avait été perdu, les pourparlers entre l'UE et Londres n'ayant toujours pas commencé sur le fond un an après le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE de juin 2016.

"L'horloge tourne, le Royaume-Uni est profondément divisé", a pour sa part souligné sur Twitter Manfred Weber, le chef de file du PPE (Parti populaire européen, droite), principal groupe politique du Parlement européen.

Mme May "voulait de la stabilité, mais a plutôt apporté le chaos à son pays", a-t-il ajouté, estimant que "la date du début des négociations était maintenant incertaine".

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