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Évrecy. EPR de Flamanville : 12 militants de Greenpeace risquent des amendes après un blocage routier

Des amendes de 500 à 1 000 € ont été requises mercredi 31 mai 2017, à l'encontre de 12 militants de Greenpeace. Ils avaient participé au blocage routier d'un élément de l'EPR de Flamanville, en février 2016.

Évrecy. EPR de Flamanville : 12 militants de Greenpeace risquent des amendes après un blocage routier
En bloquant le convoi de transport de la cuve de l'EPR, Greenpeace voulait attirer l'attention sur les anomalies dans l'acier qui la compose. - Fabrice Constensoux

C'était le 12 février 2016, à Évrecy près de Caen (Calvados). Des militants de l'ONG Greenpeace avaient réalisé une opération coup de poing : le blocage d'un camion qui transportait le couvercle de la cuve de l'EPR de Flamanville, élément central du futur réacteur nucléaire.

Dix militants s'étaient notamment enchaînés au convoi, à 7h15 du matin. Le camion était reparti vers 14h et avait pu arriver à destination. En effet, les services de gendarmerie avaient mis 2h40 pour libérer le véhicule sans blesser les militants, attachés à l'aide de chaînes, de tubes en métal autour des bras et de U métalliques autour du cou.

Déjà condamnés à des amendes

Mercredi 31 mai 2017, douze militants étaient jugés par le tribunal correctionnel de Caen. "De ces histoires de nucléaire, on en pense ce qu'on souhaite, c'est extérieur au droit pénal. Ce camion était sur un parking public. À partir du moment où on empêche un camion de circuler, l'infraction est caractérisée", a estimé lors de l'audience la vice-procureur Émilie Abrantes, citée par l'AFP. Elle a requis la confirmation des peines de 500 euros à 1 000 euros auxquelles ont été condamnés les 12 prévenus par une ordonnance pénale, sans procès, en octobre 2016. Les militants avaient alors fait opposition.

L'avocat plaide la relaxe

Le parquet n'a pas requis des peines plus élevées car "la plupart des prévenus se trouvent dans une situation précaire". Âgés de 32 à 65 ans, on trouve parmi eux des chômeurs, une enseignante à la retraite ou encore une agricultrice. Six d'entre eux étaient présents à la barre. Ils ont, pour la plupart, reconnu avoir bloqué le camion, mais pas la circulation. Selon leur avocat, Alexandre Faro, le code de la route définit l'entrave à la circulation par le fait de "faire obstacle au passage des véhicules et non d'un véhicule". Il a donc plaidé la relaxe.

Le tribunal rendra sa décision le 7 juin.

Avec AFP

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