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Caen. A Caen, le groupe Bala chante pour le Congo

À Caen, le groupe Bala débutera mi-avril une campagne de financement participatif pour leur EP. Une fois celui-ci enregistré, l'intégralité des bénéfices sera reversée à l'hôpital Panzi en République Démocratique du Congo.

Caen. A Caen, le groupe Bala chante pour le Congo
Tshim (à gauche) et Sven (à droite) lèvent des fonds pour l'hôpital Panzi en RDC. - Nicolas Chagnon

Bala bala signifie "la rue" en lingala, une langue parlée en République Démocratique du Congo (RDC). C'est le nom, et la langue qu'ont choisie Sven et Tshim pour leur groupe d'afro-rock né à Caen (Calvados). Militants depuis 1 an et demi contre la guerre qui touche l'Est du pays depuis le milieu des années 90, les deux artistes préparent un EP (entre le single et l'album) en vue de lever des fonds pour l'hôpital Panzi, situé dans la région du Sud-Kivu. Le docteur Denis Mukwege, "l'homme qui répare les femmes", y exerce. En 2014, Denis Mukwege reçoit le prix Sakharov pour son action envers les droits de l'homme et il a été nominé à deux reprises pour le prix Nobel de la paix.

L'intégralité des fonds reversée

Si l'intégralité des fonds de leur EP est reversée à l'hôpital Panzi, Thsim et Sven ont besoin d'aide pour le financement de ce dernier. "Il ne reste plus que quelques finitions à voir mais les chansons sont prêtes, maintenant on a besoin de près de 7 000 euros pour pouvoir enregistrer l'EP", présente Sven. Mi-avril, une campagne de financement participatif doit voir le jour afin que les internautes sensibles à leur cause (et leur musique!) puissent les aider. La campagne doit uniquement aider le financement de l'album, eux se chargeront de reverser l'intégralité des fonds récoltés par la vente de leur EP à l'hôpital Panzi.

Une démarche globale

Tshim, le chanteur et bassiste, souhaite donner les clés de la lecture de ses textes. "Même si je chante en Lingala, nos clips sont sous-titrés et on souhaiterait que nos concerts soient surtitrés, comme à l'opéra. On veut donner un maximum de clés de lecture pour éveiller l'opinion et les consciences sur cette guerre dont on parle peu", explique-t-il.

La musique n'est pas oubliée dans la démarche. Sven et Tshim ont tous deux un bagage musical hétéroclite. Tshim, ancien bassiste pour Papa Wemba, considéré comme une légende musicale en RDC et en Afrique mélange son savoir à celui de Sven, passé par le Conservatoire de musique et différents groupes de punk. "On essaie de faire cohabiter les différentes musiques, influences que l'on rencontre au quotidien. Sur nos morceaux, on peut entendre des percussions mais aussi des cuivres, des quatuors à cordes en plus de la basse", présentent-ils.

Le viol, une arme de guerre

L'hôpital Panzi est spécialisé dans le traitement des survivantes aux violences sexuelles. Selon une étude de l'Université Harvard, le nombre viols commis par des militaires tend à diminuer mais celui des violences sexuelles commises par les civils est, lui, en augmentation. Entre 2004 et 2013, le docteur Denis Mukwege aurait soigné entre 20 000 et 40 000 (selon différents organismes) femmes victimes de viol.

Prochains concerts.  Le 13 mars au Café Sauvage (Caen), le 7 avril à ASOS (Carpiquet) et le 6 mai à L'Orient Express (Caen).

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