La bonne santé du marché de l'immobilier dans l'agglomération de Rouen

La bonne santé du marché de l'immobilier dans l'agglomération de Rouen

Le marché de l'immobilier de la Métropole de Rouen s'annonce prometteur pour l'année 2017. © Pixabay

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A l'occasion du salon de l'immobilier neuf de Rouen organisé conjointement par Logic Immo et la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) du vendredi 30 septembre au mardi 2 octobre 2016 quai Jean de Béthencourt à Rouen (Seine-Maritime), le vice-président de la FPI Christophe Demouilliez a évoqué pour Tendance Ouest la situation du marché de l'immobilier dans l'agglomération rouennaise.

Comment jugez-vous la situation du marché de l'immobilier pour le territoire de la Métropole rouennaise?

1000 logements sont sur le marché en 2016, ce qui est un bon chiffre. On retrouve ainsi les niveaux de 2011, après le dévissage qui s'était opéré depuis 2012, année à seulement 500 logements sur le marché. Plusieurs phénomènes expliquent cette situation: la stabilisation des prix chez les promoteurs immobiliers, les taux d'intérêt excessivement bas qui favorisent une resolvabilisation de la clientèle avec une gamme de remboursements mensuels attractifs. L'immobilier redevient ainsi une valeur attractive, pour les investisseurs, environ 70 % du marché, ou pour les accédants à la propriété, sachant qu'on ne parle ici que de l'immobilier neuf. La loi Pinel votée il y a environ 18 mois permet aussi une défiscalisation avantageuse allant jusqu'à 21 %, selon le montant du bien immobilier ou la durée de la location. Tout cela participe d'un retour au bâtiment. Sans parler de la conjoncture économique globale légèrement favorable.

Y a-t-il des localités plus dynamiques que d'autres au sein de la Métropole?

Pas vraiment, on a un marché plutôt large, qui va de 2000 à 5000 euros. Les coins huppés comme les quartiers plus populaires, avec ces prix variables, trouvent chacun leur clientèle. On peut tout de même détacher quelques zones dynamiques: le centre-ville Rive Gauche, avec de nombreuses friches industrielles en reconversion disponibles, ou le quartier nouveau de Rouen Luciline à proximité des Docks 76 qui s'apprête à lancer 1000 logements. Un complexe immobilier plus réduit va également émerger vers le CHU. Enfin, le plateau Nord, rassemblant le grand ensemble Bois-Guillaume, Bihorel, Mont-Saint-Aignan dispose de plus de 130 hectares, dont la plupart sont encore non constructibles par volonté politique. A Isneauville, par exemple, 3000 mètres carrés de terrain vont néanmoins bientôt accueillir 35 logements.

Quels sont les projets phares à venir?

Les deux poids-lourds Nexity et Bouygues Immobilier vont chacun lancer leur projet d'envergure. Nexity est le promoteur de 250 des 1000 futurs logements du projet Luciline Rives de Seine. Ils sont également impliqués dans le projet immobilier près du CHU à hauteur de 120 logements. Quant à Bouygues, ils construisent la résidence Exalt Rive Gauche et ses 180 logements. Nous les soutenons au sein de la FPI.

Quel est le rôle de cette Fédération de Promoteurs Immobiliers justement?

Nous sommes un mélange de grandes et de petites agences immobilières. C'est ce qui fait, je pense, notre force. Moi-même, je suis un petit artisan du bâtiment, puisque ma structure AT'OME est plutôt de taille modeste. On représente à nous tous 80 % de l'offre normande, et 90 % du marché rouennais. Nos adhérents peuvent notamment bénéficier d'études de marché pour avoir une idée précise de l'état du marché à un instant T. C'est un observatoire du logement neuf qui a son utilité pour les acteurs du marché.

Comment jugez-vous les perspectives de ce marché pour 2017?

On entre dans une année d'élection, ce qui n'est jamais bon pour les affaires. L'immobilier a beaucoup à voir avec la confiance: la nature indécise d'une élection n'est donc pas bonne pour nous. Tout cela se décantera selon la campagne à venir. Hormis cela, les taux bas actuels font qu'il est de bon aloi d'acheter à moyen terme. On risque même d'être en sous-offre, car nous avons pour un an de travail de stock d'appartements, alors qu'il faut 18 mois pour construire un immeuble. Il faudrait que les politiques nous aident, par exemple en fluidifiant les demandes d'autorisations de permis de construire. Ils ne voient pas leurs intérêts, alors que pour un appartement construit, deux emplois indirects sont impliqués.

Quels sont les objectifs du salon de l'immobilier à venir?

Comme l'an passé, nous tablons sur 500 entrées et une centaine de ventes à court, moyen ou long terme. Après, tout cela reste difficilement quantifiable, et de toute façon ce n'est pas en ces termes que nous déterminerons le succès de cette édition. 70 à 80 % de l'offre immobilière rouennaise sera disponible à partir de vendredi, c'est important pour nous et pour l'acheteur potentiel.

 

 

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