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Rio de Janeiro (AFP). JO-2016: Bolt (encore) plus vite, plus haut, plus fort?

"Je veux être un des plus grands, entre Mohamed Ali et Pelé"... Le phénomène jamaïcain Usain Bolt peut décrocher une neuvième médaille d'or olympique, vendredi à Rio sur le relais 4x100 m, l'occasion d'oublier un peu les affaires qui polluent les JO.

Rio de Janeiro (AFP). JO-2016: Bolt (encore) plus vite, plus haut, plus fort?
La joie des handballeurs français après leur succès face aux Brésiliens, en quarts de finale, lors des JO de Rio, le 17 août 2016 - afp/AFP

Coté lumière, il y a la foulée de Bolt, impérial sur 200 m jeudi soir pour sa troisième médaille d'or en trois JO sur cette distance, comme sur 100 m. Et celle de Christophe Lemaitre, époustouflant médaillé de bronze à ses côtés et premier Français sur un podium de la distance depuis Abdoulaye Seye aux JO de Rome, en 1960.

Côté ombre, ce sont au total douze cas de dopage déjà, dont deux concernant des médaillés. C'est aussi ce haut dignitaire du Comité international olympique (CIO) de 71 ans, arrêté par la police brésilienne dans le cadre d'un réseau de trafic de billets qui aurait généré une recette de 10 millions de réais (2,8 millions d'euros).

Ou encore ces quatre nageurs américains, dont le sextuple champion olympique Ryan Lochte, qui s'inventent une agression au lendemain d'une soirée trop alcoolisée.

Alors mieux vaut regarder la lumière et les éclairs d'Usain Bolt. Avec ses performances inimaginables pour le simple mortel, l'homme le plus rapide du monde est l'arbre qui cache une forêt parfois mal fréquentée.

Déjà triple champion olympique du 100 m, à Pékin (2008), Londres (2012) et Rio, il a rajouté un nouveau triplé, celui du 200 m, à son monumental CV.

Il ne lui reste plus qu'à parachever son oeuvre avec un troisième triplé, sur le relais 4x100 m. Et ce sera alors le "triple-triple" historique.

"J'ai prouvé au monde que je suis le plus grand, c'est pour ça que j'étais venu ici", a assuré jeudi la mégastar de l'athlétisme mondial.

Avec neuf médailles d'or, il rejoindrait deux monstres de l'athlétisme: le "Finlandais volant", Paavo Nurmi, et le grand Carl Lewis. Verdict vendredi dans la nuit carioca, vers 22h36 (03h36 samedi françaises).

- Diniz après Lemaitre? -

Chez les Bleus, les lumières ont été multiples, permettant à la France d'atteindre les 34 médailles, dont huit en or.

L'athlétisme a déjà atteint le total de six podiums, son record depuis 1948, avec l'exceptionnelle médaille d'argent de Kevin Mayer au décathlon et surtout la surprise du chef, la 3e place sur 200 m de Lemaitre.

"C'est la plus belle, surtout de là où je viens. J'ai connu des blessures (...). C'est une résurrection. Ça prouve que tout le travail a fini par payer au bon moment", s'est-il réjoui.

Même le roi Bolt lui a rendu hommage: "Il a moins de pression aujourd'hui, les gens l'ont laissé tranquille, l'ont laissé respirer. Il a donc plus de confiance en lui, il est plus relâché. (...) Je lui dis bien joué ! Il attendait ça depuis longtemps donc je suis vraiment fier de lui", a déclaré le Jamaïcain à la chaîne Canal+.

Pour une septième médaille, ce ne sera pas 200 m que va devoir parcourir Yohann Diniz, mais 50 km, et en marchant. Après avoir abandonné à Pékin puis avoir été disqualifié à Londres, le facteur rémois veut enfin un podium olympique, sur une course dont il détient le record du monde.

"J'ai gommé le passé, je suis dans le présent. C'est une nouvelle compétition que j'aborde de façon très sereine", a-t-il promis.

- Un Tchétchène en bleu -

Chez les "Experts" du hand, c'est aussi un triplé qui est en ligne de mire, après deux titres olympiques à Pékin et à Londres.

Mais pour parvenir en finale, comme leurs homologues féminines jeudi, ils devront en passer par les champions d'Europe allemands. "Faire bien, ce n'est sûrement pas suffisant pour gagner les Jeux olympiques", a commenté Claude Onesta, le coach d'"Experts" jamais rassasiés.

Et pourquoi pas aller chercher ailleurs encore, pour titiller le record de médailles bleues aux JO ? Pas celui de Paris 1900 bien sûr, de 91 médailles, la concurrence n'existait pas ou presque. Mais celui de Pékin (41).

Pour cela, l'équipe de France peut aller chercher un peu partout.

Avec les Vestes bleues de l'équitation, déjà titrées par équipes en saut d'obstacles, et qui aimeraient récidiver en individuel. Du côté du tapis de la lutte, avec Zelimkhan Khadjiev, cet enfant de Tchetchénie arrivé à dix ans en France et désormais à la recherche d'une Marseillaise.

Ou sur le ring, avec Tony Yoka et Estelle Mossely. En couple, ces deux champions du monde de boxe veulent devenir champions olympiques.

Vendredi, ils vont combattre à moins d'une heure d'écart: lui pour aller en finale dimanche, elle pour le titre. Elle deviendrait la première championne olympique française de l'histoire du Noble art.

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