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Paris (AFP). Régionales: les bureaux de vote sous haute surveillance après les attentats

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Paris (AFP). Régionales: les bureaux de vote sous haute surveillance après les attentats
Le président François Hollande dans un bureau de vote de Tulle pour les élections régionales de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, le 6 décembre 2015 - AFP
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dimanche à 08H00 pour un premier tour des régionales sous haute surveillance après les attentats, avec un Front national en position de force face à une gauche désunie et une droite sur la défensive. Trois semaines après les pires attaques sur le sol français depuis la guerre, le scrutin se déroule sous "état d'urgence", avec des mesures de sécurité renforcées autour des bureaux de vote, notamment dans la capitale, où la fouille des sacs est de rigueur. Des policiers armés et des militaires patrouillent également les rues de Paris. Peu avant 09H00, la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a montré l'exemple en tweetant une photo d'elle-même en train de glisser son bulletin dans l'urne, avec ce seul commentaire : "A voté". A 09H25, François Hollande, qui avait appelé mercredi les Français à participer au scrutin, a voté dans son fief corrézien de Tulle. Le président n'a fait aucune déclaration, se contentant de serrer quelques mains sous l??il des caméras de télévision. Pour ce dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2017, 44,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 1.757 conseillers régionaux et 153 conseillers territoriaux (Corse, Guyane et Martinique) parmi 21.456 candidats répartis sur 171 listes. Le Front national, qui avait échoué à s'imposer à la tête d'un département en mars, est pour la première fois en mesure de l'emporter dans une à trois régions, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où sa présidente Marine Le Pen conduit la liste, et en Paca, où c'est sa nièce Marion Maréchal-le Pen qui porte les couleurs du mouvement. La montée de l'extrême droite dans les sondages après les attentats meurtriers a contribué à dramatiser le scrutin et provoqué de nombreux appels à la mobilisation anti-FN. Le regain de popularité de François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls au lendemain du 13 novembre n'a paradoxalement pas pesé sur le rapport de force droite-gauche-FN. L'incertitude demeure sur l'ordre d'arrivée des trois grandes forces au niveau national: la droite et le FN, crédités de 27% à 30% d'intentions de vote, sont au coude à coude, devant le PS distancé à 22/23%. - Choix difficiles pour le second tour - En outre, l'abstention s'annonce forte, autour de 50%, comme c'est devenu la règle pour ce type d'élections intermédiaires. A La Réunion, où, décalage horaire oblige, les bureaux de vote ont ouvert trois heures avant ceux de métropole, la participation s'élevait à 17,85% à midi heure locale, en légère hausse par rapport à 2010 (16,20%). Pour mémoire, le taux d'abstention au premier tour des régionales de 2010 s'était élevé à 53,6%. La question du retrait ou du maintien des listes arrivées en 3e position à l'issue du 1er tour dans les régions où le FN peut l'emporter en triangulaires dominera les débats dimanche soir. Dès 21H00, le PS doit réunir un bureau national extraordinaire après avoir consulté ses partenaires et têtes de listes, puis faire connaître sa position. La droite entend pour sa part se maintenir quoi qu'il arrive. Pour le Parti socialiste, il s'agira notamment d'évaluer le poids du "bloc de gauche" - l'addition des voix PS, PRG, EELV, Front de gauche - et sa capacité à l'emporter au second tour face à la droite et ses alliés centristes d'une part, le FN de l'autre. Des décisions difficiles à prendre, le retrait d'une liste signifiant pour un parti de n'avoir aucun élu au conseil régional pendant près de six ans. Seules les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés dimanche pourront se maintenir au second tour. Avec 5% des voix, elles pourront fusionner avec celles en ayant obtenu 10%. Les candidatures de second tour devront être déposées avant mardi 18H00 en préfecture. Le vote se déroule pour la première fois dans le cadre des 13 grandes régions métropolitaines nées de la réforme territoriale et dans quatre régions et territoires d'outre-mer (Guadeloupe, La Réunion, Guyane, Martinique). Les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 18H00 dans la plupart des villes, mais les électeurs peuvent voter jusqu'à 19H00 dans certaines communes, voire 20H00 dans les grandes villes. Manuel Valls votera à Evry (Essonne) en fin de matinée, Nicolas Sarkozy à Paris, et Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
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