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Bujumbura (Burundi) (AFP). Burundi: reprise du dialogue politique

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Bujumbura (Burundi) (AFP). Burundi: reprise du dialogue politique
Le Président burundais Pierre Nkurunziza le 17 mai 2015 à Bujumbura - AFP/Archives
A moins d'une semaine du début des élections générales au Burundi, l'influente Eglise catholique a annoncé jeudi son retrait du processus électoral, un coup dur pour le président Pierre Nkurunziza, toujours contesté dans la rue pour sa candidature à un troisième mandat. Suspendu ce week-end après l'assassinat d'un leader de l'opposition, le "dialogue politique" a repris dans l'après-midi, sous l'égide de l'ONU et de l'Union africaine (UA). Ces discrètes négociations entre le camp présidentiel et les opposants se limitent pour l'instant à la gestion des manifestations et la réouverture des radios privées, mais n'abordent pas le noeud de la crise: la question du troisième mandat de M. Nkurunziza. "Après avoir considéré la manière dont ces élections sont organisées et leur évolution actuelle (), nous, évêques de l'Eglise catholique, avons estimé qu'il convenait que les prêtres démissionnent et cèdent leur place à ceux qui peuvent continuer le travail", a annoncé la conférence des évêques burundais. De nombreux prêtres occupent des fonctions importantes au sein des commissions électorales au niveau des provinces et des communes du pays. Malgré son retrait, l'Eglise catholique burundaise a rappelé que ces élections "constituent la seule bonne voie pour un renouvellement des institutions". Cette annonce hypothèque encore un peu plus des élections législatives et communales censées se tenir le 5 juin, suivies du scrutin présidentiel le 26 juin, puis des sénatoriales le 17 juillet. Et dans la nuit une majorité des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, à l'exception notable de la Russie, s'est prononcée pour un report des scrutins. Le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat. Le pouvoir fait face à un vaste mouvement de contestation populaire, avec des manifestations quotidiennes dans les rues de Bujumbura, émaillées de nombreux affrontements avec la police. Les violences ont fait plus d'une trentaine de morts en un mois. Jusqu'ici concentrées dans la capitale, des manifestations ont également été signalées en province, avec là aussi une sévère répression policière. - 'Nous nous adapterons' - La Commission électorale (Céni) "prend acte de cette décision (de l'Eglise) et va s'organiser en conséquence", a commenté son porte-parole, Prosper Ntahorwamiye. "Sur 163 membres des commissions provinciales, il y a onze prêtres, alors qu'ils sont 33 sur 645 dans les commissions communales. Tous occupent des fonctions de président ou vice-président de ces commissions", a précisé ce porte-parole, affirmant: "techniquement, leur départ ne peut pas empêcher une commission de fonctionner". "Nous sommes dans la logique d'organiser les législatives et les communales le 5 juin", a-t-il assuré. La décision du clergé catholique est "un coup dur pour le processus électoral", a jugé l'analyste Willy Nindorera, spécialiste du pays. En particulier "après la suspension des financements (des élections) par les partenaires internationaux, le retrait de l'opposition et de la société civile, ainsi que les très fortes réserves émises par la communauté internationale". "Le processus électoral souffrait déjà d'un déficit de légitimité. L'Eglise catholique, autorité morale très respectée au Burundi, vient d'enfoncer le clou", selon M. Nindorera. Mercredi, l'opposition avait jugé "impossible" la tenue des élections en raison du "désordre" et de l'insécurité dans le pays, appelant la communauté internationale à ne pas "cautionner" un "hold-up électoral" au risque d'"une prévisible guerre civile". Les chefs d'Etat des pays d'Afrique de l'Est se réuniront dimanche en Tanzanie, à Dar es Salaam, pour tenter de trouver une position commune sur la crise. Ils devraient sans doute de nouveau demander un report des élections, à défaut de se prononcer publiquement sur la question du troisième mandat, dont le camp présidentiel a d'ores et déjà prévenu qu'elle était une "ligne rouge" non négociable.

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