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Paris (AFP). UMP: victoire attendue de Sarkozy, plainte après une cyber-attaque

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Paris (AFP). UMP: victoire attendue de Sarkozy, plainte  après une cyber-attaque
L'ancien président Nicolas Sarkozy signe des autographes à son arrivée à Nîmes, le 27 novembre 2014 pour un meeting électoral - AFP
Dix ans après sa première élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy devrait revenir samedi aux manettes du parti, à l'issue d'un scrutin électronique marqué par une cyber-attaque qui a poussé le parti à porter plainte. Le vote, uniquement par internet, a commencé vendredi à 20h00 et doit s'achever samedi à 20H00. Résultat attendu vers 20H30. Un incident est intervenu vendredi soir. L'UMP a fait état vendredi soir d'une "attaque extérieure" sur le site qui a momentanément perturbé le scrutin: "Il s?agit de l?un des risques anticipés et les dispositions prévues ont été mises en oeuvre. Cela a pu, cependant, avoir pour effet de ralentir l?accès au site du vote", a souligné l'UMP dans un communiqué. Le parti a porté plainte dans la nuit de vendredi à samedi au commissariat du 15e arrondissement contre les auteurs de ces "cyber-attaques". Malgré ce léger couac, la Haute-Autorité chargée du bon déroulement du scrutin enregistrait 50.000 votants vers 08H00, a indiqué Luc Chatel, secrétaire général du parti, sur France Info. C'est la première fois que qu'un vote électronique à une si grande échelle est organisée en France. Des bureaux de vote ont toutefois été installés partout en France pour les militants qui n'ont pas internet. A Lille, un bureau de vote a ainsi été installé dans la petite pièce vitrée qui sert d'accueil dans les locaux de l'UMP du Nord. Dès 09H15, cinq personnes attendaient leur tour de voter sur un unique ordinateur alors que le téléphone n'arrêtait pas de sonner. "Je préfère voter ici, on m'a expliqué comment m'y prendre, chez moi, avec tous les codes, j'aurais été perdu", explique à l'AFP Jean-Claude Douai, 72 ans, un professeur d'université à la retraite, adhérent de l'UMP depuis 1962. Plusieurs centaines d'électeurs étaient attendus samedi dans le local de l'UMP du Nord, selon le président du bureau de vote, Guy-Noël Sellière. Cinq ou six jeunes vont se relayer pour les accueillir jusqu'à 20H00, explique-t-il, en soulignant qu'"ils sont tous déclarés et tenus au secret". Trois candidats - outre l'ex-chef de l'Etat, les deux anciens ministres Bruno Le Maire et Hervé Mariton -, seront départagés par plus de 268.000 adhérents UMP, à jour de cotisation au 30 juin dernier. M. Sarkozy votera samedi en fin de matinée dans la permanence UMP de Paris XVIe (38, rue Molitor), l?arrondissement de son domicile. M. Mariton votera à 10h30 au siège de l'UMP (238, rue de Vaugirard), M. Le Maire à 11h00 à son QG de campagne (89, boulevard Raspail). Tous trois ont mené campagne tambour battant, organisant au cours des huit dernières semaines de nombreux meetings (une centaine pour Mariton et Le Maire, une vingtaine pour Sarkozy). M. Le Maire a rappelé à l'ordre par la haute autorité du parti pour aovir continué à passer des coups de téléphone après la clclôture officielle de la campagne. - Exercice périlleux - Avec une passion de convaincre intacte mais quelques improvisations, l'ancien président a rassemblé à chaque fois de 1.500 à plus de 4.000 personnes. Bien que sa victoire laisse peu de place au doute, ses deux challengers ne s'avouent pas vaincus. Surtout M. Le Maire, qui le dépasse désormais en cote d'influence chez les sympathisants UMP (67% contre 65%, selon un sondage BVA publié vendredi). Nicolas Sarkozy avait déjà présidé aux destinées de l'UMP de fin 2004 à 2007, réussissant à faire du parti un tremplin jusqu'à l'Elysée. Le perdant de 2012 qui rêve de prendre sa revanche en 2017 espère retrouver cette martingale gagnante. Mais il devra cette fois passer par le filtre d'une primaire "ouverte", exercice qui s'annonce périlleux, au vu de la cote d'amour de son principal rival, Alain Juppé, auprès des Français non seulement de droite, mais aussi du centre, voire ceux de gauche déçus du hollandisme. Techniciens et membres de la Haute autorité de l'UMP - Pierre Steimetz, membre du Conseil constitutionnel, Dominique Perben, ex-Garde des sceaux, Françoise de Panafieu, ancienne ministre, Bernard Maligner, expert en droit international, ainsi que leur présidente, la juriste Anne Levade - sont sur le pont durant les 24 heures que dure le scrutin.
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