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Les vaccins anti-Covid au firmament? La médecine ouvre la saison des Nobel

France-Monde. Les pionniers des tout frais vaccins à ARN messager contre le Covid-19 ou un duo de nonagénaires jusqu'ici oubliés? Le prix Nobel de médecine ouvre lundi la saison 2021 des célèbres récompenses avec un vaste éventail de possibilités.

Les vaccins anti-Covid au firmament? La médecine ouvre la saison des Nobel
La salle où sont décernés les prix Nobel à Stockholm le 10 décembre 2020 - Fredrik SANDBERG [TT News Agency/AFP/Archives]

Pour le 120e anniversaire des prix, des percées contre le cancer du sein, des experts de l'adhésion des cellules, des nouvelles voies pour des traitements en rhumatologie, des champions de l'épigénétique ou de la résistance aux antibiotiques pourraient également recueillir les lauriers, selon les experts sondés par l'AFP.

Deux noms s'imposent autant qu'ils font débat pour les spéculations autour du prix "de physiologie ou médecine": la Hongroise Katalin Kariko et l'Américain Drew Weissman, pionniers des vaccins à ARN messager et professeurs à l'université américaine de Pennsylvanie.

Leurs découvertes, publiées à partir de 2005, ont ouvert la voie aux vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech et Moderna, déjà injectés à plus d'un milliard de personnes dans le monde pour les protéger du Covid-19. Et la technologie fait aussi l'objet de développements prometteurs contre d'autres maladies et virus.

Trop tôt cette année ou incontournable vu leur "bienfait pour l'humanité", mot d'ordre fixé par le créateur des prix, l'inventeur suédois Alfred Nobel (1833-1896)?

Réponse à Stockholm à partir de 09H30 GMT.

"Doutes"

"Ce serait une erreur du comité Nobel de ne pas donner le prix au vaccin par ARN messager cette année, même si c'est un peu risqué", estime Ulrika Björkstén, cheffe du service scientifique de la radio publique suédoise. Leurs trouvailles pourraient alternativement être récompensées mercredi en chimie, souligne-t-elle.

Soixante ans après la découverte de l'ARN messager par une équipe française (Nobel de médecine 1965), beaucoup jugent toutefois que le duo - qui occupe d'importantes fonctions au sein du laboratoire allemand BioNTech - risque d'attendre son tour.

Le comité Nobel est connu pour sa tendance à laisser passer des années voire des décennies, par prudence scientifique, avant de décerner son sacre richement doté (près d'un million d'euros par discipline).

En théorie, le testament Nobel voulait récompenser les actions de l'année écoulée, mais cette consigne n'a jamais été respectée depuis 1901.

"Ils seront certainement envisagés pour les années à venir, mais j'ai des doutes pour cette année", estime David Pendlebury de l'organisation Clarivate, qui tient à jour chaque année une liste de nobélisables.

Lui penche pour l'Américain Max Cooper, 88 ans, et l'Australien d'origine française Jacques Miller, 90 ans, qui deviendraient ainsi les deux plus vieux lauréats à remporter le Nobel de médecine (record actuel: 87 ans).

Leur manque de reconnaissance scientifique a déjà été corrigé en 2019 par le prestigieux prix médical Lasker - une antichambre du Nobel. Mais leur absence du palmarès suédois est considérée par beaucoup comme une anomalie.

Le secret du thymus

"Il doit y avoir quelque chose qu'on ne sait pas", plaisante M. Pendlebury.

Le duo serait enfin récompensé, plus d'un demi-siècle après avoir découvert que des globules blancs essentiels à l'immunité humaine se divisaient en deux catégories, les lymphocites B et T, perçant ainsi le secret du thymus, dernier organe humain dont on ignorait encore la fonction précise dans les années 60.

Outre ces deux tandems qui émergent comme légers favoris, de nombreux chercheurs ont leurs chances, comme les pionniers de l'adhésion des cellules, le Japonais Masatoshi Takeichi, l'Américano-Finlandais Erkki Ruoslahti et l'Américain Richard Hynes.

En épigénétique, l'Américain David Allis et l'Américano-Roumain Michael Grunstein pour leurs découvertes sur le rôle des histones pour réguler l'impact des gènes sur les cellules.

Contre le cancer du sein, les Américains Dennis Slamon et Mary-Claire King pourraient être sacrés pour avoir identifié des gènes facteurs de risques et ouvert la voie à des traitements.

L'Australo-Britannique Marc Feldmann et le Britannique Ravinder Maini sont eux évoqués depuis des années pour leurs découvertes contre la polyarthrite rhumatoïde. Un autre Britannique, Julian Davies, verrait consacrer la résistance antibiotique, sujet de préoccupation croissante.

L'an dernier, déjà en pleine pandémie, le prix 2020 était allé à des virologues, trois découvreurs de la redoutable hépatite C.

La saison des Nobel se poursuit à Stockholm mardi avec la physique, mercredi avec la chimie, avant les très attendus et toujours très ouverts prix de littérature jeudi et de la paix vendredi, seule récompense décernée à Oslo.

Le plus récent prix d'économie clôt le millésime lundi prochain.

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