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En basket, hand, volley, le huis clos n'est pas une option

Alors que le foot reprend dans plusieurs pays dans des stades vides, le huis clos n'est pas une option pour le basket, le hand et le volley français en raison d'un modèle économique qui repose entièrement sur la présence des spectateurs dans les salles.

En basket, hand, volley, le huis clos n'est pas une option
Vue d'ensemble de l'Astroballe à Villeurbanne avant la rencontre d'Euroligue de basket entre l'Asvel et Olympiakos, le 4 octobre 2019 - ROMAIN LAFABREGUE [AFP/Archives]

Les droits télé étant faibles dans ces sports - 4 à 5% des revenus dans le basket et le hand, rien du tout pour le volley - les rentrées d'argent proviennent toutes directement ou indirectement du public.

"Nos principales sources de financement sont les abonnements à l'année, les recettes au guichet, les partenaires privés et les hospitalités qui vont avec (il s'agit de clients invités par des entreprises aux rencontres et à des réceptions ou dîner d'après-match, ndlr), ainsi que les collectivités", explique Christophe Le Bouille, le président du Mans Sarthe Basket, champion de France en 2018.

"Si on joue à huis clos, plus de spectateurs et plus de partenaires privés! On ne pourrait fonctionner qu'avec les recettes des collectivités locales. Et encore! Je serais curieux de voir leur position le jour où je leur annoncerai que leur argent sert à payer des joueurs pour jouer dans une salle vide", ajoute-t-il.

Prêts à différer la reprise

Dans le handball, la billetterie et les partenariats privés représentent "de 40 à 60% des rentrées", dit David Tebib, le président de Nîmes (USAM) et de l'Union des clubs professionnels. "Et les partenaires institutionnels ont aussi besoin de visibilité. Si on joue à huis clos, on se retrouve avec 30% des revenus, ce qui est impossible".

Les droits télé ne sont qu'un complément, important mais pas suffisant. Leur principal intérêt est d'ailleurs d'attirer des sponsors. "Avec le diffuseur BeinSports, nous avons un partenariat d'exposition. Avoir des salles pleines, du public, des ambiances, donne une image vertueuse et permet de récupérer des partenariats privés", explique le dirigeant de l'USAM.

Le volley a dû carrément apprendre à se passer de la télé, faute de diffuseur. "Nous sommes à l'exact opposé du foot dont le modèle économique est construit sur les droits télé et où le fait d'avoir des spectateurs ou pas ne change pas grand-chose au compte d'exploitation. Notre modèle est bâti sur les hospitalités et les billets vendus à nos +socios+", souligne Yves Bouget, le président de Tours, le club champion de France.

Ces trois sports ont donc fait une croix sur la fin de la saison 2019-2020 et fixé le début de la prochaine en septembre (basket le 15, hand le 23) et mi-octobre (volley). Mais, en cas de nécessité sanitaire, les dirigeants sont prêts à différer la reprise pour qu'elle se fasse dans des conditions proches de l'avant-coronavirus plutôt que de jouer sans supporteurs.

"Un poison mortel"

"Ce qu'on ne pourra jamais faire c'est jouer dans des salles à 20, 30 ou 40% de leur capacité. Ce serait un poison mortel qui tuerait l'ensemble des clubs. A moins que les collectivités territoriales prennent le relais des sponsors pour une période indéterminée", estime Yves Bouget.

Les clubs savent qu'il faudra appliquer des mesures sanitaires. Selon David Tebib, le handball est "un très bon élève en matière de gestion des flux de personnes". "Les Français arrivent souvent au dernier moment et l'afflux de personnes est très important. On peut s'organiser pour les faire venir plus tôt, par niveaux de tribunes, par des entrées différentes pour qu'il y ait le moins d'attroupements possibles. Et leur fournir du gel dans tous les coins de chaque salle".

L'ampleur éventuelle de ces adaptations suscite quand même de l'inquiétude. "Si les partenaires privés ne peuvent pas poursuivre la soirée dans nos salons de réception où on propose de la convivialité et de la proximité. Si on a trop de contraintes sanitaires - dont je ne juge pas de la pertinence par ailleurs - si je dois mettre des vitres en plexi sur les tables des partenaires, des masques et des flux de circulation à respecter, évidemment ils ne viendront plus", craint Christophe Le Bouille.

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