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Grand-Couronne. Des élus interpellent le gouvernement pour sauver Chapelle Darblay

Economie. Le lundi 25 mai, des élus locaux ont écrit au gouvernement pour sauver l'entreprise Chapelle Darblay et près de 1 000 emplois.

Grand-Couronne. Des élus interpellent le gouvernement pour sauver Chapelle Darblay
Menacée depuis des mois, l'entreprise Chapelle Darblay de Grand-Couronne ne trouve pas de repreneur.

Une cinquantaine d'élus, dont trois parlementaires et le maire PS de Rouen, ont appelé lundi 25 mai le gouvernement à "sauver" le "seul site français de recyclage papier", qui emploie 230 personnes à Grand-Couronne mais doit fermer.

Une fermeture actée avant la fin de l'été ?

"Le seul site français de recyclage papier risque, si rien n'est fait d'ici le 15 juin (date limite annoncée par UPM), de fermer purement et simplement", s'alarment les élus dans un courrier daté du lundi 25 mai, adressé au Premier ministre Édouard Philippe et signé notamment par le maire PS de Rouen Yvon Robert, le député PS Christophe Bouillon, les sénateurs PS Didier Marie et Nelly Tocqueville. Le groupe finlandais UPM avait annoncé en septembre la mise en vente de son usine de Grand-Couronne, communément appelée Chapelle Darblay. Selon les syndicats, les salariés vont être licenciés le 15 juillet. Le site emploie 228 salariés et induit au moins 800 emplois indirects, selon le courrier.

"Va-t-on laisser 1 000 familles sur le carreau ? Faute de recyclage, va-t-on demain être obligé d'enfouir ou de brûler du papier en France ? Est-ce cela, la France d'après ?", poursuivent les élus. Les signataires demandent "que la puissance publique intervienne pour imposer à UPM un délai plus long, empêcher la fermeture et sauver le site en facilitant le rachat". "Le site pourrait devenir recycleur pour des tiers. Des débouchés pour de nouveaux produits, notamment dans le domaine du carton d'emballage et du conditionnement, sont économiquement attractifs. Un repreneur industriel sérieux s'est manifesté", précisent les élus. "Mais les besoins financiers sont importants - le fonds de roulement est estimé autour de 80 millions d'euros - et la crise sanitaire rend les choses bien plus compliquées", admettent-ils.

Un groupe belge intéressé

Selon des représentants du personnel, le groupe belge VPK Packaging notamment était toujours intéressé par le site, même s'il n'a pas déposé d'offres dans les délais impartis par le PSE (le 15 mai), n'ayant pas réussi à s'entendre avec le groupe finlandais et en raison de la crise sanitaire. VPK ne voit toutefois pas de concrétisation possible avant fin 2020, début 2021.

Ce site a une puissance de recyclage de l'équivalent du tri de 24 millions d'habitants, sa chaudière biomasse peut chauffer une ville de 20 000 habitants et il comprend une station d'épuration pouvant subvenir aux besoins de 400 000 personnes, selon ces sources.

Avec AFP

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