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Les Républicains à La Baule en quête d'un chef et d'un cap

Les Républicains se réunissent samedi à La Baule en quête d'un chef et d'un cap pour surmonter leur cinglante défaite aux européennes qui a engendré divisions et départs, en grande partie vers la Macronie.

Les Républicains à La Baule en quête d'un chef et d'un cap
Christian Jacob, chef de file des députés "Les Républicains" (LR), favori pour prendre la tête du parti, à Saint-Etienne, le 26 juin 2019 - ROMAIN LAFABREGUE [AFP/Archives]

Au-delà de LR, parti meurtri qui n'a plus remporté de scrutin national depuis sept ans, c'est toute la droite qui fait sa rentrée en cette fin de semaine, mais en ordre très dispersé, symbole de son éclatement à six mois des municipales.

"Nous étions à l'année zéro de la droite en 2017 après le désastre de la présidentielle, nous sommes paradoxalement à l'année moins 2, c'est-à-dire qu'on a encore réussi à reculer", constate, amer, l'ancien président de l'UMP Jean-François Copé qui soutient le favori des trois candidats à présidence de LR en octobre, Christian Jacob.

Le parti héritier de l'UMP, qui a porté au pouvoir Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, est sans chef depuis la démission de Laurent Wauquiez après la déroute aux élections européennes fin mai (8,48%).

Absent à la Baule, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes fera sa rentrée, purement locale, dans son coin et en toute discrétion. Il déjeunera dimanche avec des élus de Haute-Loire et n'a pas convié la presse pour la traditionnelle ascension du mont Mézenc.

Ordre dispersé

Sans numéro un et... sans numéro deux: Guillaume Peltier, premier vice-président du parti, qui a renoncé à briguer la tête de LR au nom de "l'unité", ne sera pas présent non plus à la Baule. Il prépare sa rentrée en octobre, les yeux désormais tournés vers la présidentielle de 2022.

Le président par intérim de LR Jean Leonetti a demandé aux prétendants à la tête du parti de laisser de côté leurs ambitions présidentielles pour mieux se consacrer à la reconstruction du parti, au risque d'affaiblir ce scrutin interne --prévu le 12 octobre-- qui ne passionne pas les militants.

Outre M. Jacob, deux autres candidats à la présidence s'exprimeront à La Baule: le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert et son collègue plus libéral de l'Yonne Guillaume Larrivé.

Autres paroles attendues: celle du président du Sénat Gérard Larcher, qui sillonne la France des maires pour rebâtir un parti "de droite et du centre" avant une grande convention le 10 octobre. Et celle du chef de file des sénateurs LR et hôte de l'événement, Bruno Retailleau, qui a lui aussi abandonné l'idée de diriger le parti pour éviter une nouvelle "guerre des chefs".

Christian Jacob a lancé sa campagne mardi en rassembleur, sous les yeux des deux frères ennemis de la Côte d'Azur, le député des Alpes-maritimes Eric Ciotti et le maire de Nice Christian Estrosi.

Il a appelé les militants à "sortir (des) petites chapelles", même si celles-ci prospèrent, donnant l'impression d'une rentrée en ordre dispersé.

"Angles morts"

Christian Estrosi accueillait dès vendredi dans sa ville son mouvement de La France audacieuse. D'anciens élus de LR ou du centre, qui avaient exprimé en juin leur soutien au gouvernement, se sont réunis le même jour à Angers autour du maire Christophe Béchu.

Alors qu'élus et militants de LR sont tentés de passer des accords avec En Marche en vue des municipales -- desquelles LR espère un sursaut--, la secrétaire générale du parti Annie Genevard a rappelé la "ligne rouge" du parti: pas d'alliances susceptibles de "semer la confusion" ou de faire perdre à LR sa majorité au Sénat.

Dimanche, les représentants des territoires chers à LR, Hervé Morin (régions), l'ancien ministre François Baroin (maires) et Dominique Bussereau (départements) se retrouveront à la fête de la pomme dans l'Eure, aux côtés de M. Larcher.

Mais les yeux se tourneront surtout vers Valérie Pécresse, qui a claqué la porte du parti et réunit ses soutiens samedi à Brive, en Corrèze. La présidente de la région d'Ile-de-France veut s'attaquer aux "angles morts" d'Emmanuel Macron comme les territoires ou la baisse des dépenses publiques.

Les ponts avec LR ne sont pas coupés totalement. Gérard Larcher lui transmettra un message vidéo et Christian Estrosi sera présent, tout comme Hervé Morin.

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