En ce moment : Torn - Natalie IMBRUGLIA Ecouter la radio

En ce moment
abonnement

Des poules sauvées de l'abattoir prennent leur retraite en Haute-Vienne

Soleil, herbe fraîche et nourriture à volonté dans un parc sécurisé de 16 hectares: la première "maison de retraite" pour poules pondeuses vient d'accueillir 600 pensionnaires dans une ferme de Haute-Vienne, propriété d'une start-up qui veut sauver les poules de l'abattoir en produisant des oeufs autrement.

Des poules sauvées de l'abattoir prennent leur retraite en Haute-Vienne
Une boîte d'ouefs bio produits dans la ferme de Coussac-Bonneval (40 km au sud de Limoges) de la start-ip Poulehouse, le 6 avril 2018 - PASCAL LACHENAUD [AFP]

"L'oeuf qui ne tue pas la poule", tel est le slogan choisi par la société "Poulehouse", créée début 2017 et déjà presque à l'équilibre financier.

"C'est en devenant végétarien que je me suis intéressé aux oeufs, une source de protéines animales à priori sans souffrance. Et j'ai découvert que l'immense majorité des poules, y compris celles issues des élevages bio, sont envoyées à l'abattoir à seulement 18 mois" alors qu'elles peuvent vivre bien plus longtemps, explique Fabien Sauleman, co-fondateur de Poulehouse.

"D'autant qu'une poule peut pondre tout au long de sa vie, elle est juste un peu moins productive", souligne son associée Élodie Pellegrain, ingénieur agronome de profession.

D'où l'idée d'un "système de retraite" pour les poules.

"Notre pari était que des gens étaient prêts à payer plus cher pour un oeuf éthique, avec une traçabilité complète, mais également pour que les éleveurs soient rémunérés au juste prix et que les poules ne soient pas tuées", explique Sébastien Neusch, responsable du numérique et du marketing de Poulehouse. Pari tenu : "Les premiers tests sur Facebook on été si concluants qu'une communauté était née autour du projet avant même que la société ne soit créée !"

Le concept est similaire au système de retraite par répartition à la française: les poules actives travaillent pour payer la retraite de leurs aînées.

Poules aux oeufs d'or

De jeunes poules, au plus haut de leur potentiel de ponte, sont au travail chez des éleveurs bio, partenaires de la marque. Au nombre de quatre pour l'instant (dans l'Eure, l'Eure-et-Loir, Loiret et Somme), ils s'engagent à ne pratiquer aucune mutilation du bec, à commercialiser les oeufs sous la marque "Poulehouse" et à remettre les pondeuses à la start-up plutôt qu'à l'abattoir quand elles atteignent 18 mois.

En échange, les éleveurs perçoivent quelques centimes de plus pour chaque oeuf.

Vendus un euro pièce - environ deux fois plus cher qu'un oeuf bio classique -, les oeufs Poulehouse financent non seulement le confort des poules retraitées en Haute-Vienne mais aussi toute la partie recherche et développement de l'entreprise.

"A terme, notre projet est que des agriculteurs bio s'installent sur le même modèle et gardent les poules âgées chez eux, car nous aurons prouvé qu'au prix de l'oeuf éthique que nous proposons le business model fonctionne", résume Fabien.

Selon l'entrepreneur parisien, "une vingtaine d'agriculteurs souhaitent même rejoindre le réseau, mais pour l'instant nous n'avons pas assez de débouchés".

Depuis la commercialisation des premières boîtes en septembre 2017, 400.000 oeufs ont déjà été écoulés dans 300 points de vente, supermarchés bio (Biocoop, Naturalia) ou conventionnels (Franprix, Monoprix et bientôt Carrefour).

Cet automne, Poulehouse prévoit d'accueillir 3.000 gallinacées supplémentaires dans sa ferme de Coussac-Bonneval (40 km au sud de Limoges), capable d'héberger jusqu'à 18.000 pensionnaires au total.

Et pour les futures retraitées, une levée de fonds est en cours sur une plateforme de financement participatif dédiée aux placements innovants (myoptions.co) pour réunir 100.000 euros et construire de nouveaux hangars.

Outre une sensibilisation du public au sort des poules, la ferme limousine sera également dédiée à la recherche, avec pour objectif de réunir des données sur la mortalité, la productivité et l'état sanitaire des poules au-delà des 18 mois fatidiques. Un tâche dévolue à la scientifique de l'équipe, Élodie Pellegrain, en coordination avec un vétérinaire homéopathe.

Galerie photos
Newsletter
Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Petites Annonces
Immobilier
La Bresse, dans les Vosges...
La Bresse, dans les Vosges... La Bresse (88250) 0€ Découvrir
Plestin-les-Grèves, département 22 en Bretagne, à St-Efflam, loue meublés...
Plestin-les-Grèves, département 22 en Bretagne, à St-Efflam, loue meublés... Plestin-les-Grèves (22310) 0€ Découvrir
loue maison de pêcheur meublée...
loue maison de pêcheur meublée... Le Tréport (76470) 0€ Découvrir
Charmant et spacieux studio
Charmant et spacieux studio Vence (06140) 770€ Découvrir
Automobile
Peugeot Partner Totem Clim 1,6l HDI 16V 75 ch
Peugeot Partner Totem Clim 1,6l HDI 16V 75 ch Val-d'Arry (14210) 4 500€ Découvrir
Caravane GRUAU Tradition 40 CP
Caravane GRUAU Tradition 40 CP Rouen (76000) 2 500€ Découvrir
Renault Megane
Renault Megane Coutances (50200) 2 000€ Découvrir
Vends Mercedes Classe A
Vends Mercedes Classe A Argences (14370) 29 000€ Découvrir
Bonnes affaires
Perdu pendendif
Perdu pendendif Petit-Couronne (76650) 0€ Découvrir
Vends machine à coudre ancienne à pédale
Vends machine à coudre ancienne à pédale Bonsecours (76240) 50€ Découvrir
Colonne de salle de bain
Colonne de salle de bain Rouen (76000) 120€ Découvrir
Meuble de cuisine
Meuble de cuisine Luc-sur-Mer (14530) 1 000€ Découvrir
L'application mobile de Tendance Ouest
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
Les jeux de Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
Des poules sauvées de l'abattoir prennent leur retraite en Haute-Vienne