Recours gagnés pour le parc éolien offshore de Fécamp

Recours gagnés pour le parc éolien offshore de Fécamp

Le parc éolien offshore de Fécamp devrait entrer en fonction en 2022. Illustration © Léonard Lièvre

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Par : Gilles Anthoine

La cour administrative d'appel de Nantes (Loire-Atlantique) a rejeté mardi 3 avril 2018 de nouveaux recours dirigés contre deux projets de parcs d'éoliennes en mer, au large de Fécamp (Seine-Maritime) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados). Jeudi 29 mars 2018 le Conseil d'État avait rejeté un autre recours d'associations. À Fécamp, les premières éoliennes devraient fonctionner en 2022.

Les recours contre les projets d'installation d'éoliennes en mer sont nombreux mais ils sont rejetés les uns après les autres. Mardi 3 avril 2018, la cour administrative de Nantes (Loire-Atlantique), compétente pour statuer sur tous les litiges relatifs aux installations de production d'énergie renouvelable en mer, a rejeté de nouveaux recours dirigés contre les projets de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados). Ces requêtes, émanant d'associations de défense de l'environnement et de particuliers, visaient à faire annuler la convention de concession d'utilisation du domaine public maritime pendant 40 ans. Déjà jeudi 29 mars 2018, le Conseil d'État avait rejeté un recours concernant cette fois le parc fécampois sur (entre autres) la mise en cause de l'étude d'impact, la pollution visuelle ou encore la sécurité maritime.

83 éoliennes au large de Fécamp

Le parc éolien offshore de Fécamp prévoit la création de 83 éoliennes. Il sera situé à treize kilomètres au large de la cité des Terre-Neuvas. Le parc s'étendra sur 66 km2 et pourra produire 498 mégawatts. Il pourra alimenter en électricité plus de la moitié des habitants de Seine-Maritime.

L'emploi

En termes d'emploi, les enjeux sont importants.

Les génératrices et les nacelles sont construites à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L'usine a été inaugurée en 2014. Plus de 300 personnes y travaillent actuellement.

Les pales seront construites à Cherbourg (Manche). L'usine est en construction. La première pierre a été posée le 23 mars 2017 et elle devrait être livrée à l'été 2018. À terme, le site pourrait embaucher 500 personnes.

Les fondations gravitaires seront faites au Havre (Seine-Maritime). Le site verra le jour quai de Bougainville mais il y a encore des recours en traitement devant la justice. Environ 600 personnes seront mobilisées durant trois ans.

À Fécamp, une base de maintenance verra le jour. Elle devrait générer une centaine d'emplois durant toute la période d'exploitation du parc éolien.

Le calendrier fécampois

D'ici la fin de l'année 2018, seront lancés les appels d'offres pour les principaux fournisseurs, les études techniques détaillées et les demandes d'autorisations et d'instruction. Entre 2019 et 2022, le parc enterrera dans sa phase de travaux avec la fabrication des composants et la construction des éoliennes dont deux ans d'opérations en mer. Le démarrage progressif de l'exploitation du site est prévu à partir de 2022.


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