En ce moment : Si No Estás - Inigo QUINTERO Ecouter la radio

En ce moment
abonnement

Assurance chômage: la négociation bute toujours sur les contrats courts

Les partenaires sociaux vont-ils s'entendre sur l'épineuse question des contrats courts ? Les syndicats, qui ont retrouvé le patronat pour une séance de négociation supposée être la dernière sur l'assurance chômage, doutaient qu'un accord puisse être trouvé dès jeudi.

Assurance chômage: la négociation bute toujours sur les contrats courts
Les partenaires sociaux réunis au Medef pour une séance de négociations sur l'assurance chômage, le 11 janvier 2018 à Paris - ALAIN JOCARD [AFP/Archives]

A l'issue de la réunion, les négociateurs doivent être en mesure de transmettre au gouvernement un texte commun, mettant en musique trois promesses de campagne d'Emmanuel Macron : l'extension du régime aux indépendants, l'indemnisation des salariés qui démissionnent avec un projet de reconversion, et la mise en place d'un dispositif de lutte contre les contrats précaires.

Sur ce troisième thème, qui cristallise les oppositions, le patronat a fait un geste en direction des syndicats dans un nouveau projet d'accord transmis dans la nuit.

Il propose désormais d'"inviter" l'"ensemble des branches" professionnelles à "ouvrir des négociations" sur les moyens de réduire la précarité, alors qu'il refusait jusqu'à présent d'aller au-delà des quatre secteurs les plus gourmands en contrats de moins d'un mois , à savoir l'intérim, le spectacle, l'hébergement-restauration et l'hébergement médico-social.

Une "petite ouverture" pour Michel Beaugas (FO), un "geste de bonne volonté" pour Eric Courpotin (CFTC), mais nettement insuffisant de l'avis unanime des cinq organisations syndicales. Denis Gravouil (CGT) y voit même une "tartuferie".

"Disons qu'ils ont avancé de deux ou trois millimètres et il leur reste encore une bonne vingtaine de kilomètres à parcourir", a commenté Véronique Descacq (CFDT) en arrivant au Medef. La négociatrice "doute de la capacité du patronat à parcourir ces 20 kilomètres dans la séance d'aujourd'hui".

Tous les syndicats réclament que des sanctions financières soient prévues si les branches ne se saisissent pas, ou insuffisamment, du sujet. Ils ont prévenu : sans sanction, pas d'accord.

Pas question, leur a répondu invariablement le patronat.

Entre 140 et 680 millions

Face à cette situation de blocage, plusieurs négociateurs évoquent la possibilité d'ajouter une séance supplémentaire le jeudi 22 février.

Si la négociation échouait, l'exécutif aurait les mains libres pour imposer le bonus-malus promis par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Ce système, honni par le patronat, pénaliserait les entreprises dont l'abus de contrats courts coûte cher à l'assurance chômage.

Sur les autres sujets de la négociation, les discussions sont moins tendues.

Concernant l'indemnisation des démissionnaires, les débats sont désormais surtout financiers, le patronat souhaitant fixer un surcoût maximum à la mesure.

L'Unédic, dont la dette dépasse les 30 milliards d'euros, a chiffré mardi différents scénarios d'indemnisation des démissionnaires. Selon les critères retenus, la mesure pourrait coûter entre 140 et 680 millions d'euros par an.

D'après des sources syndicales, le patronat ne souhaiterait pas dépasser les 100 millions d'euros.

La question de l'indemnisation des indépendants devrait, elle, être renvoyée au gouvernement, sauf en ce qui concerne les travailleurs indépendants "économiquement dépendants", comme ceux des plateformes (Uber, Deliveroo...), pour lesquels le patronat propose la création d'un groupe de travail, qui rendrait des conclusions avant fin 2018.

Enfin, sur la gouvernance de l'assurance chômage, les partenaires sociaux devraient plaider, sans surprise, pour que la "négociation paritaire" continue de définir "en toute autonomie les règles d'indemnisation et le niveau de ressources nécessaires" du régime.

Mais dans son dernier texte, le patronat se prononce aussi pour une "gouvernance rénovée", "autour d'une conférence pour l'emploi" réunissant Etat et partenaires sociaux, qui fixerait des "objectifs communs au régime de solidarité", c'est-à-dire les minima sociaux, "et au régime assurantiel", c'est-à-dire l'assurance chômage.

Newsletter
Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Lire les journaux
Petites Annonces
Immobilier
Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) sur camping...
Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) sur camping... Saint-Jacut-de-la-Mer (22750) 0€ Découvrir
Gouville-sur-Mer, côte ouest Manche (50)...
Gouville-sur-Mer, côte ouest Manche (50)... Gouville-sur-Mer (50560) 275€ Découvrir
MAISON BREHAL
MAISON BREHAL Bréhal (50290) 400€ Découvrir
Maison meublée bail 1 an LOUVIGNY
Maison meublée bail 1 an LOUVIGNY Louvigny (14111) 2 000€ Découvrir
Automobile
Caravane GRUAU Tradition 40 CP
Caravane GRUAU Tradition 40 CP Rouen (76000) 2 500€ Découvrir
Renault Megane
Renault Megane Coutances (50200) 2 000€ Découvrir
Vends Mercedes Classe A
Vends Mercedes Classe A Argences (14370) 29 000€ Découvrir
Tiguan
Tiguan Hérouville-Saint-Clair (14200) 9 900€ Découvrir
Bonnes affaires
Meuble de cuisine
Meuble de cuisine Luc-sur-Mer (14530) 1 000€ Découvrir
salle à manger en merisier complete
salle à manger en merisier complete Luc-sur-Mer (14530) 1 200€ Découvrir
Lit clos breton
Lit clos breton Pleumeur-Bodou (22560) 750€ Découvrir
Vide maison
Vide maison Cauvicourt (14190) 0€ Découvrir
L'application mobile de Tendance Ouest
Inscrivez vous à la newsletter
La météo avec Tendance Ouest
Les pronostics avec Tendance Ouest
Votre horoscope du dimanche 19 mai
Les jeux de Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
Films et horaires dans vos cinémas en Normandie
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Les replays de Tendance Ouest
Assurance chômage: la négociation bute toujours sur les contrats courts